Il a commencé dans le stress, le stress d’une rencontre, vingt ans après, une rencontre entre parents et fils, motivée par une phrase mystérieuse pour eux, un projet qui lui tenait à cœur, et un frère qui avait décidé de mettre son grain de sel.
Un lundi de juillet, à la fin de ce mois caniculaire, calfeutrés dans le salon, autant pour se protéger du soleil que d’improbables oreilles indiscrètes, parents et enfant ont commencé la discussion, ouverte par les questions affirmées d’une mère encore tranquille. Et puis, il a fallu choisir, continuer dans un système improbable commencé vingt ans plus tôt, ou briser le tabou et les murs, exposer, sans fard ni pudeur, la réalité d’une vie banale mais particulière. En quelques dixièmes de secondes, l’opportunité était là, la décision faite. Il y a étonnamment eu peu de surprises, si ce n’est que les larmes ne coulent pas plus. Et la promesse de nouvelles relations, d’un avenir -forcément- meilleur.
Mi août, je repartais passer quelques jours en mer. Bateau intrigant, skipper inconnu, équipage disparate, je m’étais -littéralement- lancé à l’eau, prenant le risque de me retrouver face à un autre Zeboss, de vivre dix jours dans un espace réduit avec des inconnus complets, de confirmer cette désagréable impression d’inconfort et de malaise ressentie face à l’ovni 435, bref, d’être déçu par cet embarquement.
Au final, il n’en est rien. L’équipage s’est révélé soudé, le bateau, un formidable marcheur. Le temps n’a pas été au beau fixe (mais était-ce une exception ?), mais il a donné des couleurs et ambiances assez extraordinaires.

- Glandore
Parfois, le soleil a bien voulu se réveiller, dans sa majesté. Pour un ou deux rayons seulement, le plus souvent, mais toujours réveillant la majesté des couleurs et des lieux. Ces instants étaient rares, mais sompteux.

- les dauphins du mouillage
Rarement nous aurons été au port, plus souvent au mouillage, et parfois même à l’échouage. C’est, dans ces circonstances, une bien étrange sensation que de baisser l’échelle, descendre les quelques marches, et poser les pieds sur la terre ferme -mouillée, mais ferme- lorsqu’on vit sur un bateau. Jamais plus je n’écouterai de la même manière cette fameuse comptine Maman les p’tits bateaux, qui vont sur l’eau, ont-ils des jambes ?

- Beaching à marée basse
Les marins ne sont finalement pas si éloignés que ça des motards : ils discutent entre eux de leurs faits -héroïques-, se regroupent entre propriétaires de même modèles. Heureusement, comme à deux roues, les rencontres sont variées, qu’il s’agisse de vieux gréments, de jeunes marins -doués pour certains, mais encore largement en devenir-, une variété jamais démentie de personnages, d’histoires, de modes de vie.

- Roscoff : leçon d’optimist
Et puis, on ne peut parler voyage en mer sans évoquer les couchers de soleil. Ils sont tous différents, dans leur intensité, leurs reflets, mais tous sont spectaculaires et laissent sans voix, particulièrement quand le ciel s’embrase en entier. Malgré le froid, malgré l’humidité, on est figé, respiration bloquée, pendant de longues minutes avant que la nuit ne tombe.

- Coucher de soleil flamboyant sur Batz
Toutes les photos (enfin, celles qui restent après un premier écrémage) sont visibles ci-dessous :
ou alors sur la page flickr correspondante, bien sûr.














