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    Un été plein de promesses

    samedi 4 septembre 2010, par Ydikoi

    Il a commencé dans le stress, le stress d’une rencontre, vingt ans après, une rencontre entre parents et fils, motivée par une phrase mystérieuse pour eux, un projet qui lui tenait à cœur, et un frère qui avait décidé de mettre son grain de sel.

    Un lundi de juillet, à la fin de ce mois caniculaire, calfeutrés dans le salon, autant pour se protéger du soleil que d’improbables oreilles indiscrètes, parents et enfant ont commencé la discussion, ouverte par les questions affirmées d’une mère encore tranquille. Et puis, il a fallu choisir, continuer dans un système improbable commencé vingt ans plus tôt, ou briser le tabou et les murs, exposer, sans fard ni pudeur, la réalité d’une vie banale mais particulière. En quelques dixièmes de secondes, l’opportunité était là, la décision faite. Il y a étonnamment eu peu de surprises, si ce n’est que les larmes ne coulent pas plus. Et la promesse de nouvelles relations, d’un avenir -forcément- meilleur.

    Mi août, je repartais passer quelques jours en mer. Bateau intrigant, skipper inconnu, équipage disparate, je m’étais -littéralement- lancé à l’eau, prenant le risque de me retrouver face à un autre Zeboss, de vivre dix jours dans un espace réduit avec des inconnus complets, de confirmer cette désagréable impression d’inconfort et de malaise ressentie face à l’ovni 435, bref, d’être déçu par cet embarquement.

    Au final, il n’en est rien. L’équipage s’est révélé soudé, le bateau, un formidable marcheur. Le temps n’a pas été au beau fixe (mais était-ce une exception ?), mais il a donné des couleurs et ambiances assez extraordinaires.

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    Glandore

    Parfois, le soleil a bien voulu se réveiller, dans sa majesté. Pour un ou deux rayons seulement, le plus souvent, mais toujours réveillant la majesté des couleurs et des lieux. Ces instants étaient rares, mais sompteux.

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    les dauphins du mouillage

    Rarement nous aurons été au port, plus souvent au mouillage, et parfois même à l’échouage. C’est, dans ces circonstances, une bien étrange sensation que de baisser l’échelle, descendre les quelques marches, et poser les pieds sur la terre ferme -mouillée, mais ferme- lorsqu’on vit sur un bateau. Jamais plus je n’écouterai de la même manière cette fameuse comptine Maman les p’tits bateaux, qui vont sur l’eau, ont-ils des jambes ?

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    Beaching à marée basse

    Les marins ne sont finalement pas si éloignés que ça des motards : ils discutent entre eux de leurs faits -héroïques-, se regroupent entre propriétaires de même modèles. Heureusement, comme à deux roues, les rencontres sont variées, qu’il s’agisse de vieux gréments, de jeunes marins -doués pour certains, mais encore largement en devenir-, une variété jamais démentie de personnages, d’histoires, de modes de vie.

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    Roscoff : leçon d’optimist

    Et puis, on ne peut parler voyage en mer sans évoquer les couchers de soleil. Ils sont tous différents, dans leur intensité, leurs reflets, mais tous sont spectaculaires et laissent sans voix, particulièrement quand le ciel s’embrase en entier. Malgré le froid, malgré l’humidité, on est figé, respiration bloquée, pendant de longues minutes avant que la nuit ne tombe.

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    Coucher de soleil flamboyant sur Batz

    Toutes les photos (enfin, celles qui restent après un premier écrémage) sont visibles ci-dessous :

    ou alors sur la page flickr correspondante, bien sûr.

    Aber Wrac’h

    mercredi 25 août 2010, par Ydikoi

    Finalement, il aura fait beau. Un peu. Une matinée de soleil, bien ventée, et une journée entière le lendemain auront fait mentir les prévisions les plus pessimistes : il peut faire beau en Grande Bretagne, fut-ce aux Iles Scilly. Malgré le soleil, malgré le farniente qui s’impose à la vue des eaux turquoises de cet archipel, qu’on croirait presque caribéen si ce n’était pour la lande colorée omniprésente, il a bien fallu entamer le voyage de retour et tenter de rejoindre un pays plus civilisé, où le vrai pain existe (et le paquet de cigarettes à moins de 8€).

    La traversée a été calme, presque trop. Au portant, le RM 1050 est decidemment un bateau fantastique, qui file bon train, largement plus rapide que ceux de sa taille, et confortable dans l’ensemble. Le vent, frais jusqu’en milieu de l’apres midi, nous a assuré une performance honorable, avant de se caler en mode économie, sans doute pour mieux se réserver pour les 24h qui arrivent. Et c’est dignement, au vin rouge français mais acheté en Angleterre, que nous avons fête l’amarrage dans les eaux calmes de l’Aber Wrac’h.

    Depuis ? Il pleut, et le vent monte, il atteindra ce soir force 9 (un bon petit coup de vent) et atteindra même force 11 par moments, soit la force d’une tempete. Nous sommes mieux au port.

    Au lieu de débarquer comme prévu, je me prépare à reprendre la mer avec eux, moins le toulousain, plus un bourgeois de Rennes qui ne connait rien à la mer (joyeux a préféré assurer ses arrières avec moi). Arrivée quelque part entre ici et Saint Malo, je ne sais quand, entre demain et début septembre. Ainsi va la (belle) vie.

    Not so Scilly

    lundi 23 août 2010, par Ydikoi

    La traversée se passe bien, assez tranquille en fait. Nous allons de sauts de puce en saut de puce, 5/6h de navigation à chaque fois, à part la traversée Kinsale /Scilly et Scilly / Aber Wrac’h de 20h environ chacune.

    Autant en Irlande le temps a été magnifique, grand ciel bleu et un peu plus de 22° (les irlandais n’en revenaient pas) ; autant les scilly ont été décevantes sur ce plan là : nous avons eu à peine 1/2 de soleil avant hier, le temps d’imaginer les superbes couleurs que ces îles peuvent prendre, la matinée d’hier, et aujourd’hui depuis une heure. Le reste du temps n’a été que plafond bas, bruine et averses, un vrai temps de novembre.

    Cote équipage, imaginez le capitaine, portrait craché de Joyeux, le nain de blanche neige. 1m60 au garrot, collier de barbe, toujours souriant, jamais un mot plus haut que l’autre, attentif aux autres, c’est l’antithèse exacte de Zeboss, le skipper du mois de novembre. Il a 65ans, centralien, ancien universitaire, vaguement libertaire et altermondialiste ... Un vrai archétype :)

    Il y a aussi une de ces amies de longue date, française vivant à Edimbourg, mariée à un peintre, assez dans la même mouvance politico-philosophique.

    Tous les deux sont très cultivés, assez drôles, bref, de très agréable compagnie.

    Le troisième est un quinqua toulousain, commercial de son état, mais il pourrait être marseillais. Volubile, il a toujours quelque chose à raconter, et trouve toujours le moyen d’interrompre une conversation pour la ramener à lui le temps d’une petite (ou plutôt longue) digression. Pas mauvais bougre pour un sou, on (=je) hésite juste entre le prendre au sérieux, ou bien considérer tout ce qu’il dit comme des bobards, agréables certes mais imaginaires. Il nous donne en tout cas l’occasion de belles rigolades, parfois à ses dépens, ce qu’il accepte avec assez d’humour. 

    Voilà pour quelques news un peu détaillées, profitant d’un accès rapide à un wifi. Le départ vers l’Aber Wrac’h devrait avoir lieu demain matin, pour une arrivée prévue 20 à 24h plus tard

    En mer ...

    vendredi 20 août 2010, par Ydikoi

    Paris, l’été, en Août

    samedi 7 août 2010, par Ydikoi

    Il fait beau, la température est agréable. C’est une tradition maintenant, sur la Passerelle des Arts, un assemblage hétéroclite de personnes vient dîner d’un pic-nic, ou simplement boire un verre. Il y a foule, ça sent l’alcool, c’est jonché de bouteilles vides en fin de soirée, ça n’est pas forcément agréable.

    Je préfère les rendez-vous plus intimes, comme un coin de quai (presque) abandonné au pieds de St Michel, même s’il faut soigneusement choisir sa place, avec un peu de lumière, et sans odeurs nauséabondes.

    Mais le meilleur endroit pour être tranquille, tout en poésie, c’est sûrement autour du Louvre, sur les pelouses des jardins des tuileries, ou alors devant la pyramide, adossé à un bassin.

    La meilleure place est certainement face au Pavillon de Sully, éclairé jusque tard dans la nuit. Les paroles sont douces aux oreilles, et les lumières aux yeux.

    La râpe

    vendredi 6 août 2010, par Ydikoi

    Vous êtes vous déjà demandé pourquoi la lanque d’un chat était si rapeuse ?

    Réponse en photo.

    Puisque Marco proposait de “me chicaner”, il faut bien que je réponde sur les différences entre l’ancien, et le nouveau.

    Première différence : on peut shooter sans problème à 3200 iso avec le 300s. Mine de rien, c’est la garantie de photo lumineuses, à des heures (ou ambiances) qui ne le sont pas forcément, sans utiliser une vitesse d’escargot. Typiquement, les photos de ma virée nocturne dans Paris ont été prises à 3200iso, ce qui m’a permis avec une vitesse (relativement) rapide (2sec), de palier l’absence de pied, sans qu’il n’y ait (trop) de bougé.

    Deuxième différence : le capteur du D300s est est plus moderne de quelques années, qui amène, précisemment dans ces hautes sensibilités, une meilleure définition.

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    Une image valant mille mots, si tu télécharges le petit montage si-contre, tu constateras que les différences sont assez notables entre la photo de droite (D300s), où le feuillage de l’arbre est bien différencié du bitume, et la bordure du trottoir, bien visible. A l’inverse, le D200 (à gauche) bouffe complètement le détail. Et par ailleurs, ces zones sombres, sur le D200, apparaissent rougies, de grandes plaques de pixels à dominante rouge sont présents, là où le D300s est beaucoup plus dans le détail.

    Une précision importante : sur la plupart des photos, visualisées sur un écran, la différence n’est pas notable. Mais j’imprime parfois quelques photos, en format A3, et à ce format là, ça saute aux yeux.

    Sinon, dans un autre style, il y a ce petit essai qui avait été fait entre un D200 et le D300.

    Dernière chose, le D300s apporte la possibilité d’enregistrer de la video en semi HD (pas encore testé)

    Nikon D200 en vente

    dimanche 1er août 2010, par Ydikoi

    Je confirme :
    Je mets en vente mon nikon D200, nu. Il est coté à 460€ j’imagine en parfait état. Vu qu’il manque quelques capuchons au mien, j’imagine qu’un prix de 400€ serait envisageable.

    Et ci dessous, un petit aperçu de quelques photos réalisées lors de ma balade nocture hier soir, autour du Pont Neuf. J’aime décidemment mon nouvel appareil, même si je dois encore le maîtriser mieux.

    Portfolio

  • Palais de justice
  • Henri IV
  • Palais de la Monnaie
  • Samaritaine
  • Les cadenas du Pont des Arts

    samedi 24 juillet 2010, par Ydikoi

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    J’ai touché mon nouveau joujou, celui que j’espère depuis longtemps. Et j’en ai profité pour aller me balader du côté de Paris Plage, je savais que j’aurais quelques photos à prendre : cette édition a beau être officiellement annoncée comme celle du développement durable, il y a un beau gâchis d’eau avec les brumisateurs, mais qui permettent au moins des photos faciles mais sympas. Et rien qu’à voir cette photo en grande taille, le D300s est impressionnant de qualité quand il s’agit d’aller dans les dégradés, et la restitution des zones sombres. Miam !

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    Et puis, sur le chemin du retour, il y avait aussi bien sûr quelques amoureux sur les berges, juste avant d’arriver sur la passerelle des Arts et ses cadenas.

    Ils avaient disparus il y a quelques semaines, mais sont maintenant bien de retour. Certains même perchés haut, très haut.

    Et puis, par hasard, je suis tombé sur celui-là, bien sûr.

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    John & Luke

    Et j’ai donc maintenant un Nikon D200 à la vente, sans objectif. Je ne sais pas encore à quel prix, il a perdu quelques capuchons, et a un peu vieilli quand même.

    Il faut qu’on parle

    mardi 20 juillet 2010, par Ydikoi

    Le dernier week-end passé chez eux, j’espérais bien que nous parlerions un peu. Hélas, nous avons beaucoup discuté des soucis que leur causait Tudikoi, et Elledikoi, et aussi un peu de ceux de LuiDikoi. J’ai senti progressivement que je me lassais d’entendre toujours parler d’eux, j’aurais bien aimé que la conversation, au bout de ces trois heures, prenne un tour plus personnel. Mais elle s’est éteinte d’elle-même, je n’ai pas voulu apporter ma pierre à un édifice de tristesse qu’ils ont déjà bien bâti.

    Quelques jours après ce week-end, nous dinions de nouveau ensemble. Discussion banale comme souvent, agréable mais superficielle, revenant sur les projets à moyen terme qu’ils développent, sollicitant mon avis, mon intérêt. Une fois, deux fois, j’ai expliqué que je n’avais d’autre intérêt que partir. Deux fois, le silence s’est fait, ils n’ont rien relevé.

    Les raccompagnant chez eux, j’ai finalement interrompu leur bavardage, et nous avons discuté, un peu, debout sur le trottoir.
    - Il faudra bien que vous vous y fassiez
    - Ca n’est pas une bonne idée, vraiment pas
    - Un jour, vous contenterez vous d’être juste contents pour moi, sans avoir à mettre vos inquiétudes de parents de côté bien sûr ?
    - Non, ça n’est pas possible

    Et puis ce soir, un coup de fil tardif, inhabituel : il faut qu’on parle. Qu’on prenne le temps de parler. Viens. Trois jours, il ne faut pas être pressé par le temps.

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