Un peu en désuétude, quoi que pas oublié, au profit de http://bel-ami.me


Derniers articles

    douance, vous dites ?

    mercredi 16 mai 2012, par Ydikoi

    Faire huit milles kilomètres, et un soir, de retour de l’apéritif, tomber sur cet article du monde [1] ;

    Se sentir interessé, interpellé ; se renseigner sur la toile, ici, et là.

    Et écouter longuement un podcast de RTL (brrrr), sur le sujet, captivant, et captivé.

    Et se jeter complètement dans ce livre.

    Se prendre une claque dans la gueule, une fois, deux fois, souvent, tout du long. Avoir mal, mais se sentir bien.

    Se dire qu’il y a encore tant de sentiers à explorer.

    Notes

    [1]

    PDF - 103.7 ko
    Les maux inavoués des adultes surdoués - Le Monde 14 mai 2012

    La vie plus légère

    jeudi 16 février 2012, par Ydikoi

    Ce n’était pas une question, tout juste une affirmation. Pas l’ombre d’un doute dans la discussion : ma vie est plus légère. Forcément. Fermez le ban, fin de la discussion.

    Ah bon.

    J’ai bredouillé, vaguement en désaccord, réclamant plus de temps pour travailler la question, essayer d’appréhender toute la notion de légèreté de la vie avant de donner une réponse.

    Voilà quelques heures que cette question tourne dans ma tête, et plus elle tourne, plus elle me met en colère. Colère sur les clichés que véhicule cette vie nomade, colère sur les certitudes qu’ils sont si nombreux à développer à mon sujet.

    Alors je n’ai pas vraiment envie d’épiloguer sur le sujet, juste de révéler un secret.

    Si ma vie est plus légère, si je suis heureux, c’est pour une seule et unique raison : je vis la vie que j’ai choisi.

    J’ai quitté un certain nombre de contraintes, pour en trouver d’autres. J’ai abandonné certaines choses, temporairement j’espère (encore) pour les unes, de manière plus définitive pour d’autres, pour en gagner d’autres. Ce n’est pas comparable, c’est juste différent.

    J’ai mes soucis, mes contraintes, je vis pleinement dans le monde, avec ses espoirs, ses angoisses, son quotidien, ses aspirations. J’ai mes joies, mes tristesses, mes envies et mes regrets, mes bonheurs secrets et mes coups de blues, mon confort et mes inconforts.

    Mais tout ça, je l’ai choisi. La seule chance que j’ai, la seule chose qu’on peut m’envier, c’est d’avoir pris la décision, d’avoir apposé ma signature en bas de la page, d’avoir pris en main mon destin, d’avoir choisi en toute connaissance de cause.

    Non je ne suis pas privilégié ; il faut juste prendre le risque, se lancer, vivre sa vie et pas celle qu’on nous impose, accepter les contraintes. Il ne suffit que d’une chose : arrêter de fantasmer, et se décider.

    Il fait gris

    dimanche 29 mai 2011, par Ydikoi

    J’ai mal dormi. Le ciel est gris ce matin. Il fait frais, aussi. Je suis grognon, je n’ai pas envie de sourire.

    J’ai passé une bonne partie de la nuit à imaginer cette traversée du Golfe, que j’ai commencé à préparer - déjà !! mais il faut bien donner des dates, mêmes approximatives, à ceux qui me les demandent. Et tout d’un coup, cette réalité m’a sauté aux yeux : finis les petites croisières tranquilles du matin au soir, ces journées où on décide, ou pas, de partir. Dans deux mois, il faudra se jeter à l’eau, composer avec le temps, se lancer. Deux jours au mieux, trois plus normalement, seul, à devoir gérer le sommeil, la veille, la nourriture, bref, la vie en mer.

    Je n’ai pas peur, je sais que ce n’est qu’une question d’organisation. Je sais aussi qu’il n’y a pas de remède miracle, c’est à chacun de trouver son rythme, trouverai-je le mien ? Est-ce que je me sentirai aussi à l’aise dans ces grandes traversées que je le suis pour l’instant ? Est-ce que je tiendrai ? Est-ce que je suis vraiment fait pour ça ?

    Je suis grognon, chafouin, j’ai mal dormi en pensant et repensant tout ça dans ma tête. Et ce putain de soleil qui ne veut pas arriver !

    Une couette où ronronner

    mercredi 13 avril 2011, par Ydikoi

    Je suis rentré de Paris avec le secret espoir qu’elle serait là, sous la capote, à attendre, inquiète et impatiente, que je vienne ouvrir la descente, pour qu’elle se précipite à l’avant, dans son recoin. Évidemment, elle n’était pas là.

    Le lendemain, j’ai appris que la place, que j’avais négocié jusqu’à mi mois, ne m’étais plus réservée, d’un coup d’un seul. J’ai donc tout rangé, et suis allé me poser là où la capitainerie m’avait trouvé une place … à l’autre bout du port. Je ne sais pas ce qui m’a le plus énervé, de ces pratiques commerciales détestables, ou de cette certitude, bateau bougé, que Kitty ne le retrouverait pas .

    Anyway … il fallait bien finir par ranger ses affaires, et faire un peu de place. Et je suis retombé sur quelques photos prises en début de mois.

    Il pleuvait, de ce crachin que la Bretagne sait si bien produire. J’étais dehors, sous la capote, à fumer ma cigarette, Kitty comme d’habitude en profite pour sortir. Je pensais que la pluie allait la rebuter, mais non, c’était sa première il faut dire. Et elle a adoré la boire.

    Un peu plus tard, le même soir où le lendemain, elle a trouvé comment grimper sur la capote, et de là sur la bôme. Elle était joueuse ces soirs là, je me suis payé de bonnes tranches de rigolade à jouer avec elle.

    Bon en même temps, elle s’en fout sûrement, elle a certainement trouvé une couette bien confortable où ronronner :)

    Un an plus tard

    jeudi 31 mars 2011, par Ydikoi

    Il m’est revenu en tête, naturellement, dans la journée, ce billet quasi prémonitoire, que j’ai écris un an, jour pour jour.

    Je revois le dîner, la veille, avec Mme Marge, dans notre petit japonais, où nous avons sans doute parlé de beaucoup de choses (entre bavards …), mais pas de ça. Et cette idée géniale, en rentrant chez moi, que d’écrire un billet pour ce premier avril, bien sûr drôlement rigolo, d’imaginer un départ en bateau dans de tels délais. Et je me souviens de mon trouble, après l’avoir écris, et publié, et avoir lu les premiers commentaires, trouvant que c’était un poisson d’avril bizarre, me demandant pourquoi, in fine, je l’avais écrit, comme ça.

    Ce billet, je le relis ce soir, et il n’y a rien à changer, tout est juste. Le bateau, les dates, la réflexion. Et je relis vos commentaires, ils me touchent encore plus, un an après.

    Skipper homo

    jeudi 17 mars 2011, par Ydikoi

    A celui qui a débarqué sur ce blog en recherchant "skipper homo recherche équipage", mais sans chercher plus loin, je confirme que c’est bien là que ça se passe :)

    Enfin, pour être plus précis, le skipper homo qui recherche des équipiers se trouve là exactement (et le formulaire de contact aussi).

    voilà, maintenant tu n’as plus d’excuses :)

    It’s been a long time

    samedi 5 mars 2011, par Ydikoi

    Toc toc fait l’horloge sur le mur, qui doucement égrenne le temps qu’il me reste ici.

    There’s been a long time

    Vingt ans. Ou trois, si l’on passe du fantasme à la réflexion. Ou un peu plus d’un, quand le rêve a commencé à se concrétiser. Ce soir, je les ai tous regardé d’un œil bizarre, déjà un peu ailleurs. Le grand black que tout le monde prenait pour une bite sur patte, qui s’est revelé une grande passive. Le petit minet, que tout le monde fantasmait en salope, intouchable et lointain, que d’une longue caresse j’ai fait mien, qui m’a fait sien, finalement. J’aurais bien aimé mieux le connaître, mais tic tac faisait l’horloge.

    I know change is gonna come, yes it is
    There’s been a time that i felt I couldn’t get along

    Me revoilà une semaine en arrière, à compter les jours sur les doigts de la main. Mercredi. Grand saut, l’inconnu, la vie qui change, l’incertitude.
    Mais aussi à mesurer les grands pas accomplis ces dernières années, et ces derniers mois, surtout. J’ai redécouvert une famille aimante, une force, une détermination, une sérénité, plein d’autres choses encore que je n’aurais pas cru possible. Et je ne peux m’empêcher une pensée reconnaissante pour le Docteur Krospell sans qui tout aurait été plus compliqué et qui toujours, m’a laissé libre.

    I know change is gonna come, yes it is
    There’s been a time that i felt, lost, left and alone ; but somehow i know i’m still able, able to carry, to carry one
    it’s been a long time coming, i know, i know that change is gonna come, oh yes it is

    Mercredi, une nouvelle vie qui commence, une renaissance presque. I see it now, yeah, a change is gonna come.

    A Change Is Gonna Come (Live) - Playing For Change Band from Playing For Change on Vimeo.

    On rembobine

    vendredi 25 février 2011, par Ydikoi

    Il était dit que le mois de février ne pouvait se terminer comme cela, sur un rayon de soleil joyeux. En une demi-heure, au moment de partir, tout le montage s’est cassé la figure malgré sa solidité, et les ennuis reprennent de plus belle.

    Pas de cognac ce soir, ni de cigare. Putain de mois de février de merde.

    Action !

    vendredi 25 février 2011, par Ydikoi

    Tout est rangé, les cartons sont faits, les coups de balais passés. Kitty est paniquée depuis trois jours, à voir défiler les corps de métier pour les petits bobos de dernière minute qu’il fallait réparer, l’effervescence du vidage de placard, le tri entre le “on jette” et “ça part“. Tous ces sacs soigneusement rangés dans un coin de la pièce, l’agencement différent des meubles, la disparition de ses repères principaux, elle est inquiète de tout, renifle longuement, se rassure en se frottant continuellement à moi, mais elle est nerveuse. Encore ne sait-elle pas la journée qui l’attend.

    Dix ans. J’ai l’impression que c’était hier. J’adore ce quartier, j’adore cet appartement, je suis triste de les quitter. Pourtant, ce mois de février a été tellement pourri que c’est un réel soulagement, celui de laisser tout ça derrière moi.

    Ce soir, je dormira ailleurs. Au bord de la mer, dans l’humidité, sans chauffage pour l’instant, mon nouveau chez-moi.
    A peine arrivé, à peine j’aurai montré les lieux à kitty pour la rassurer, j’irai sur le pont, je sais qu’il fera nuit et froid, mais je me servirai un verre de bon cognac, je m’allumerai un petit cigare, je les dégusterai en regardant les étoiles, et je me tournerai vers le quai si proche, où ne seront pas les passants, puisqu’il fera nuit et froid, je leur ferai un doigt d’honneur accompagné d’un fuck the world bien ressenti. J’en jouis déjà, et de ce nouveau départ.

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