ydikoi
carnet de notes
Par contre, c’est absolument inadmissible que ce même état d’urgence soit utilisé pour museler des opposants politiques n’ayant strictement rien à voir avec le terrorisme islamique. Que le gouvernement assigne à résidence des militants écologistes est inacceptable. C’est une violation manifeste du vote du Parlement, qui a accepté la prolongation de l’état d’urgence pour lutter contre le terrorisme. L’utiliser pour autre chose, c’est de l’abus confiance. C’est un délit pénal, pour n’importe quel citoyen...
Le gouvernement l’a-t-il ordonné sciemment, ou s’est-il laissé déborder par la Police ? Dans les deux cas, c’est grave et une ligne rouge a été franchie. La confiance que je pouvais avoir dans ce gouvernement et dans ses membres est rompue. Une rupture profonde, de celle qu’on garde longtemps en mémoire et qu’on ne pardonne pas. Les libertés publiques sont une chose essentielle à mes yeux. Qu’un gouvernement démocratique se permette ainsi de les transgresser, pour des raisons de convenance personnelles est inacceptable.
Via : Hollande dans les pas de Guy Mollet - Authueil
Skynet fonctionne comme une application ordinaire de gestion commerciale de big data.
Tout d’abord, on collecte des masses de « métadonnées » – les informations techniques permettant d’identifier et d’acheminer un message ou une communication : expéditeur, destinataire, lieux de départ et d’arrivée, date, format…
Puis on les stocke, on les traite pour réaliser des modélisations et on les soumet à des programmes d’apprentissage automatique (machine learning), dans le but d’identifier des cibles précises.
Via : Le Monde.fr : Comment fonctionne Skynet, le programme secret de la NSA créé pour tuer
On se croirait dans un film de science fiction, mais c’est tout simplement réel, et glaçant.
— je suis très fier de ce que fait ton frère
— est-ce que vous lui avez dit ?
— non.
— alors il faut lui dire. c’est important.
— mais c’est compliqué.
— non, il suffit de cinq mots : « je. suis. fier. de. toi. »
— hum … c’est compliqué.
« On blâme celui qui partage, mais la régulation devrait venir de celui qui regarde, estime Dominique Cardon. Ce dernier doit être capable de percevoir les contextes d’expression numérique ». En somme, de faire le tri entre privé et public, alors que les plateformes entretiennent sciemment la confusion. D’où le besoin d’une nouvelle culture du stalking, « où le voyeur doit être éduqué, plutôt que l’exhibitionniste », explique le chercheur, qui reprend l’analogie des seins nus sur la plage : « Dans ce contexte particulier et délimité, bien que public, les femmes peuvent enlever le haut de leur maillot de bain, car les conventions de cet espace ont désérotisé le regard. » Ainsi, stalker sans juger n’est pas néfaste en soi. « Le voyeurisme devient asymétrique, et donc problématique, quand quelqu’un sort un élément partagé hors de son contexte, ajoute-t-il. Quand un employeur va regarder des photos de fêtes estudiantines d’un jeune candidat, datant parfois de plusieurs années, et s’en sert pour le disqualifier au moment de l’embauche… »
Via : You’re stalking to me ? - Libération
On est prompt à brandir la laïcité pour dénoncer certaines pratiques extrêmes de l’islam (et souvent, en fait, pour mettre en cause l’islam dans son ensemble). Voilà un cas où l’intégrisme d’origine chrétienne a réussi, par une forme de terrorisme verbal, à piétiner les principes laïcs. Cette atteinte à la République mérite, pour le moins, une égale dénonciation.
Via : Affaire Vincent Lambert : la menace intégriste - Libération
Mais peu importe, à titre personnel, les positions d’Axelle Lemaire ou de Marylise Lebranchu. La seule question cruciale est celle de la raison de leur arrivée au gouvernement, et de leur maintien.
Qu’est-ce qui ne va pas dans nos institutions prétendument démocratiques pour qu’une ministre puisse ne pas démissionner contre un texte qu’elle sait intolérable sur le plan des droits fondamentaux de l’homme, ou qu’une autre juge normal d’abandonner ce qui est au fondement de la démocratie ?
Comment en sommes-nous arrivés, deux siècles après avoir coupé la tête de la royauté, à n’être que les observateurs abasourdis de ce théâtre politique dont la pièce s’écrit sans les concitoyens ? Derrière le projet de loi sur le renseignement, c’est toute la question de la définition de la démocratie et de sa traduction dans les institutions qui se pose.
Via : [Numerama] Loi Renseignement : Axelle Lemaire aurait songé "tous les jours" à la démission
Hello,
J’ai lu avec attention l’article de numérama hier. Et j’en étais abasourdi aussi. Comment peut on avoir aussi peu d’amour propre et d’ambition politique pour défendre une loi qui vient tamponner ses propres convictions politiques et personnelles ?
Qu’un Ministre ne soit pas d’accord avec certains points de la politique du Gouvernement, on peut le comprendre. Mais quand on doit défendre le projet lié à SON ministère alors qu’on y croit pas et qu’on est contre le fond et la forme, cela relève de la schizophrénie !
Si mon blog fonctionnait (j’ai toujours des soucis), je n’aurais pas fait mieux que ton billet.
Merci donc
Tout d’un coup, trois places se libèrent devant moi. La première va au gros quat’quat, la deuxième à la bétaillère familiale, et la troisième me tend les bras. Je m’apprête à m’y garer, quand une jeune femme, la trentaine, regard vissé sur son smartphone pour ne pas rencontrer le mien, s’installe au milieu et me bloque le passage. Je suis déjà énervé.
Klaxon. Rien.
Klaxon. Elle me regarde, me signe un "non" énergique de la main, et replonge sur son écran.
Klaxon. J’ouvre la fenêtre, pendant qu’elle me crie que "ça fait deux heures qu’on tourne, c’est bon, je la garde".
Inutile d’insister, elle ne partira pas, c’était couru. J’hésite un moment, mais son attitude m’exaspère tellement. C’est bête, inutile. Je ne peux m’empêcher un “Vous n’êtes qu’une grosse pétasse”.
J’aurais aimé dire quelque chose de plus claquant, malotrue puissance dix, vulgaire paroxysmique, j’ai été sec. “Vous n’êtes qu’une grosse pétasse” est la seule phrase qui me vienne, dans le feu de l’énervement.
Elle n’a pas tourné la tête. Ni levé la tête de son écran. Elle a juste crié
J’avais commencé à accélérer, j’ai pilé, encore à moitié à sa hauteur. “Justement. Et j’en suis fier”. Je ne suis même pas sûr qu’elle ait entendu, je n’ai pas cherché à vérifier.
C’était ma toute première insulte homophobe.
Bernard Cazeneuve vient de décider de l’interdiction des kits mains-libre, en complément de l’interdiction -déjà vieille- du téléphone au portable.
C’est bien. Mais ce fut long à venir.
La FFMC -primo inter pares- a été la première à communiquer sur le danger de l’usage du téléphone portable au volant, à l’heure où tous n’avaient d’yeux - de gros yeux - et le portefeuille que pour les radars automatiques.
Début 2003 (il y a 12 ans !), nous avons mené à la FFMC Paris & Petite Couronne la première opération de sensibilisation (Place Saint Michel), à destination de tout le monde : automobilistes, chauffeurs RAPT, deux-roues motorisés, et cyclistes.
A l’époque, il y avait peu de bluetooth, peu de voitures pré-équipées, mais beaucoup de kits piétons.
Et déjà à l’époque, on commençait à voir (beaucoup trop) de deux roues, le téléphone vissé sous le casque, les inconscients !
On avait invité la préfecture de police, les officiels de la sécurité routière et de la mairie, bien sûr, aucun n’est venu. Mais on a quand même distribué 10.000 tracts & autocollants cet après midi là.
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Et puis ensuite, plusieurs FFMC locales ont repris l’opération.
Il aura fallu 12 ans pour que les pouvoirs publics comprennent. C’est bien, mais que ce fut long.
Une bonne chose en effet mais ce n’est pas ça qui arrêtera tout ceux que je vois pianoter sur leur smartphones pour envoyer des SMS (et donc pas de kit main-libre), quant à contrôler effectivement, j’ai un gros doute vu que les effectifs sont drastiquement réduits depuis Sarkozy et que Vigipirate consomme beaucoup !
Vos commentaires
# Le 22/10/15, Guillaume En réponse à : Skynet, le programme qui décide qui doit vivre et qui doit mourir
Ce qui est effrayant, c’est que Skynet est le nom du super ordinateur qui prend le pouvoir dans la quadrilogie Terminator.
Cet ordinateur a été créé par les humains pour fabriquer des robots pour les tâches domestiques et professionnels. Puis, il a décidé de fabriquer ses propres robots pour exterminer les hommes, forcément imparfaits.
Effrayant !
C’est pour cela que j’adore le cinéma d’anticipation !
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