ydikoi
carnet de notes
A ma gauche, l’ennemi de l’extérieur : l’Europe. A ma droite, l’ennemi de l’intérieur : la boucherie halal et tout son poids symbolique. Et moi, au milieu, quelque part entre les deux.
Avec mon iphone qui merdoye, autant dire que j’ai un problème autrement plus important. Un iphone à peine neuf, quatorze ou quinze mois à peine, dont le bouton “marche arrêt” ne marche plus. Ou si, un peu. Ou pas. Enfin, quand il veut, autant dire pas. Bref, imaginez mon état d’esprit : c’est une ca-ta-stro-phe.
Bien que G. m’assure qu’il est réparable, et qu’on trouve les pièces détachées sur le net, je prends la direction de l’apple store le plus proche pour faire réaliser ça par des professionnels.
Las, je n’ai plus droit - depuis deux mois - à la garantie Apple. Las également, ce bouton n’est pas réparable.
Mais le petit génie de prendre son plus beau sourire pour m’annoncer que grâce à la directive européenne 1999/44/CE sur la protection des consommateurs, je bénéficiais du délai de deux ans concernant les vices cachés :
Le vendeur répond vis-à-vis du consommateur de tout défaut de conformité qui existe lors de la délivrance du bien. En cas de défaut de conformité, le consommateur a droit soit à la mise du bien dans un état conforme, sans frais, par réparation ou remplacement, conformément au paragraphe 3, soit à une réduction adéquate du prix ou à la résolution du contrat en ce qui concerne ce bien, conformément aux paragraphes 5 et 6.
La responsabilité du vendeur prévue à l’article 3 est engagée lorsque le défaut de conformité apparaît dans un délai de deux ans à compter de la délivrance du bien. Si, en vertu de la législation nationale, les droits prévus à l’article 3, paragraphe 2, sont soumis à un délai de prescription, celui-ci n’expire pas au cours des deux ans qui suivent la délivrance.
J’aurai donc dès demain un iphone flambant neuf, grâce à une directive européenne que je ne connaissais même pas [1].
Et le mythe chût, lamentablement. Voilà la méchante Europe, celle qui ne se soucierait que des intérêts des puissants, mais grâce à laquelle nous disposons d’un délai de deux ans pour faire reconnaître un défaut de conformité, quelles que soient les conditions contractuelles du vendeur.
Oh certes, elle ne manque pas de défaut, reste une grande inconnue mystérieuse, un gros machin (très) imparfait, et trop lent.
Mais quand elle se bat pour nous défendre (comme pour la directive sur la conservation des donnée), alors il faut le dire.
Pour - au moins - avoir quelque chose de concret à répondre aux populistes de tous poils.
[1] Mais je ne parle pas, par contre, de cette aberration visant à remplacer un téléphone pour un simple bouton défaillant, plutôt que le réparer …
Jeremy Peters y note que « le mot de cinq syllabes (“homosexuel") n’a jamais été plus chargé, plus délibérément utilisé et, aux oreilles de nombreux gais et lesbiennes, il n’a jamais eu un écho aussi péjoratif qu’aujourd’hui ». En effet, les milieux religieux et ultraconservateurs américains ont constamment eu recours à des concepts comme « activisme homosexuel », « mariage homosexuel », voire de « lobby homosexuel » ou de « recrutement homosexuel ». Et le professeur de linguistique George P. Lakoff de rappeler l’évidence : « ’Gay’ n’utilise pas le mot sexe, ‘lesbienne’ non plus. Et dans ‘homosexuel’ on a aussi ‘homo’, qui est un vieux terme péjoratif. Le terme rend bien l’idée que cette sexualité n’est pas normale, qu’elle va à l’encontre de Dieu ».
A présent, l’utilisation du mot « homosexuel » est devenue un indicateur de l’hostilité manifestée dans certains médias envers les droits LGBT. La chaîne Fox, voix de l’Amérique profonde et du Tea Party, a dernièrement été épinglée à ce propos par l’observatoire Equality Matters.
Via : La lente agonie du mot « homosexuel » : : 360° : : le magazine lgbt de Suisse romande
“Is it still possible to have a legally valid personal opinion while being at Mozilla and express it in public ? » La réponse pour un CEO est oui si cette opinion est compatible avec le marketing de la fondation Mozilla, avec le “mix produit”, avec l’imaginaire développé autour de la marque, d’autant plus quand on se présente comme une sorte d’ONG humaniste aux buts forcément louables et universels. Une part respectable du public, et plus important encore, de la communauté Mozilla, a jugé que de financer un organisme souhaitant priver de droits une certaine partie de la population n’était pas acceptable. Je ne vois rien là de « ridicule, honteux, scandaleux ». La question n’est pas tant de savoir si Brendan Eich est un homme talentueux dans son domaine technologique — à vrai dire, à part quelques trolls, je n’ai vu personne en douter —, mais être au sommet d’une organisation exige d’autres qualités. Brendan Eich était juste, comme les faits l’ont prouvé, une erreur de casting à ce poste. C’est essentiellement une question d’image et de communication.
Via : Embruns : triste jour

Poupée russe (à Musée du Louvre)
Via : instagram
Le ni-ni est un déni. Yeux bandés et mémoire courte, comment l’UMP ne préparerait-elle pas ainsi, à son insu, une avancée encore plus significative du Front national aux élections européennes ? Réveillons-nous. Ne laissons pas la droite se droitiser. Mesurons que le Front national est fier de son passé honteux et que son programme est désastreux sur le plan humain comme sur le plan économique. Comprenons ce que doit être un front républicain.
Via : « Faire front républicain », par Laurence Parisot
Finalement, le plus surprenant dans cette tribune est sa signataire, que l’on attendait pas forcément sur ce terrain.
Refuser de subventionner les associations politisées et ou communautaristes est un acte politique.
(…)Ce sont celles qui prennent parti dans les élections. Quand la Ligue des droits de l’homme fait un tract pour appeler à voter pour ou contre quelqu’un, c’est une association politisée. Elle n’a qu’à se constituer en parti politique. Les associations peuvent prendre des positions politiques. Mais, à partir du moment où elles demandent des subventions publiques, elles se doivent de respecter un devoir de réserve.
(…)
Les associations doivent être mises au pied du mur, en leur disant qu’elles ne doivent pas intervenir dans le débat politique.
Via : Le Monde.fr : Marine Le Pen détaille au "Monde" sa stratégie de conquête du pouvoir
Toute association, sauf à n’être qu’une association de pur loisir, fait de la politique, en ce sens qu’elle se fonde sur des valeurs, une volonté de s’engager dans la gestion du bien public. Elle est dans la chose publique, avec son engagement, sa vision de la société et ses actions.
Vouloir interdire aux associations de s’impliquer dans la politique, c’est leur retirer, et donc aux citoyens, le droit de s’associer, en tant qu’individus, à la gestion de leur environnement, c’est leur confisquer le pouvoir pour le laisser aux seuls « professionnels ». C’est leur confisquer la possibilité de s’engager, de faire bouger les choses, c’est leur confisquer la démocratie.
C’est leur dire : marche avec moi, marche comme moi, ou crève.
Dénoncer la fermeture d’un théâtre qui déplaît au maire, est-ce un acte citoyen ou un acte politique tel que le comprend le FN ?
Dénoncer l’absence de menus alternatifs pour les enfants de confession juive ou musulmane au motif que l’école est laïque, est-ce un acte citoyen ou un acte politique tel que le comprend le FN ?
Quoi que feront les associations, même les plus consensuelles, même les moins virulentes, il se trouvera toujours un motif « politique » à leur opposer dès lors qu’elles déplairont ou qu’un de leurs responsables déplaira au seigneur des lieux. Ceci n’est pas vraiment nouveau, à vrai dire mais le dire aussi clairement, je pense que ça c’est nouveau. Merci JeanMarine de nous confirmer ce à quoi on s’attendait.
La vitesse acceptable est fonction de deux facteurs : la visibilité et l’espace disponible. Ça donne la vitesse de sécurité. L’excès de vitesse, c’est quand on dépasse la norme ; la vitesse excessive, c’est quand on n’est pas prêt à s’arrêter en toute circonstance. Je peux très bien être en excès de vitesse, mais pas en vitesse excessive.
(…)
Bien sûr, il faut des limitations de vitesse, elles jouent leur rôle dans la baisse du nombre d’accidents, mais pour qu’elles soient respectées, elles doivent être respectables. Et surtout, il faut travailler sur les infrastructures routières.
(…)
Dans neuf cas sur dix, on peut éviter l’accident. Il suffit d’être en permanence en alerte quand on conduit, avec les yeux sur la route. Savoir regarder, anticiper. Ça s’apprend.
Via : Jean-Pierre Beltoise : "Ne pas confondre excès de vitesse et vitesse excessive" | Auto-Addict
Ils sont peu, ceux qui osent tenir ce genre de discours à l’opposé du tout-répressif. Ceux qui osent dire que la prévention, c’est avant la sanction, et non après ; qui osent dénoncer le dogme de la sanction qui permet d’éviter toute réflexion sur l’apprentissage et la responsabilité des actes individuels. Un dogme qui a depuis dépassé le seul cadre de la sécurité routière, hélas (par exemple)
Abribus au pied de la rue de l’Arrivée. Bus 95 annoncé. Porte de Vanves. Notre antre dorénavant ! (…)
“Dégueulasse. Vous êtes dégueulasses bande de PD”.
Le type est jeune mais grand, très grand et assez baraque. Je relève la tête pas certain (…)
Mon Rocker réagit “Pardon”.
“PD beurk c’est dégueulasse”. Ses yeux brillent. (…)
Le bus arrive, ouvre ses portes (…) JP ne monte pas dans le bus (…) le type lui assène un coup derrière l’oreille. Il tombe à genoux. Perte d’équilibre. Premiers hurlements. Silence insoutenable. Je demande de l’aide au chauffeur. Les portes se referment. Je martèle la vitre. Le bus s’en va avec sa lâcheté et son indifférence…
(…)
SAUVER SA PEAU. Je me précipite dans une épicerie. Le type charge. L’épicier me sort manu militari et me livre au monstre aux poings d’acier.
À côté, des hommes quittent enfin leur siège, en terrasse. Font Barrière. Le type est à 50 cm de moi “Hey les mec, finissez-le c’est un PD”. Un des gars se retourne. “T’es PD” ils rigolent. Il rentre dans le bar. Les autres le suivent. Excepté un seul. UN SEUL.
Via : PopinGays
Vos commentaires
# Le 14/03/15, gagadou En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde
L europe c est le libéralisme économique à l américaine, c est à dire : le paradis du consommateur...c est vrai que ça fait rêver le usa !
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# Le 17/05/14, Casa En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde
L’Europe nous précipite dans le gouffre
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# Le 13/04/14, ydikoi En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde
tsss marco … faut peut être juste reconnaître que tout n’est pas noir, ni blanc, ni à jeter avec l’eau du bain ?
non ?
(ps : et ça ne concerne pas que l’iphon, si tu as bien lu :p)
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# Le 13/04/14, Marco Al Khadouze En réponse à : L’Europe, c’est (pas) que de la merde
Formidable, en effet, cette Europe qui nous protège si bien en tant que consommateurs tout en s’efforçant de réduire à rien nos droits de salariés et nos mécanismes de solidarité.
Je vais me payer, un Iphone, tiens. Rien que pour être protégé par l’Europe. Trop cool !
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