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économie

    Cauchemar standard

    jeudi 4 mars 2010, par Ydikoi

    Ideal standard, cauchemar standardElle porte un nom qui fait penser à la sérénité ;
    C’est un produit français, et j’aime bien acheter français, quand je peux ;

    Mais 18 mois après son premier arrêt cardiaque, ma chaudière Ideal Standard est de nouveau en panne. Mêmes causes mêmes conséquences : le bloc qui gère l’arrivée de gaz est HS et doit être remplacé pour la (modique) somme de 200€ … environ.

    Malgré son slogan “Un chauffage d’avance”, cette filiale du groupe Baxi n’est en avance ni sur la qualité de ses produits (où alors, ça craint vraiment), ni sur l’attention qu’elle porte à ses clients (et non, je ne parle pas des installateurs), puisque je n’ai entendu parler d’elle que pour m’envoyer sur les roses le (premier) jour où j’ai eu un problème.

    Y’a pas à dire, Ideal Standard se revèle un cauchemar standard qui me fera payer, petit à petit, le prix de la chaudière en pièces détachées.

    Fuyez ce groupe et ses marques (Baxi, Roca, Brötje, Chappée, Ideal Standard, Potterton or Westen) !

    (Comme un clin d’œil à cette manière de se moquer de ses clients, comparez les sites internet :
    - ideal standard
    - chappée
    - brotje
    - quant à Roca, ça n’est même pas la peine de chercher, ils n’en ont pas. Encore mieux.)

    Edit 9/3/2010 En plus d’avoir une qualité approximative, il semblerait que son S.A.V soit également en dessous de tout :

    Le groupe a une politique de livraison des pièces détachées en 48h, sous réserve que la commande du chauffagiste intervienne avant 17h. La mienne a été passée jeudi dernier, mais n’a pu être traitée que vendredi soir, “parce que nous étions débordés”. Dans le meilleur des cas, mon chauffagiste la recevra donc ce soir, et pourra intervenir demain. Dans le meilleur des cas.

    8e jour sans douche, ni chauffage, merci ideal standard, et son Un chauffage d’avance chauffage de merde.

    Carrefour, le meilleur prix ?

    mardi 23 février 2010, par Ydikoi

    Le supermarché de ma rue était auparavant un magasin Champion. Depuis quelques mois, il est passé sous la marque Carrefour market, faisant disparaître au passage la grande diversité de produits qui étaient proposés, pour laisser une place conséquente aux produits de marque Carrefour et Carrefour discount. C’est chiant de retrouver ses marques (!), mais on fini par s’y faire.

    Ce soir, faisant mes courses biannuelles, je regarde la future belle pièce de bœuf qui finira dans mon assiette, hésitant entre pavé, entrecôte, ou simple steak. Je n’ai pas l’habitude d’acheter de la viande, aussi je n’ai pas une vision très précise des prix. Mais quand même, je me rends compte que la viande est devenue particulièrement chère : les étiquettes produit valsent entre 24 et 30€ !

    Deuxième réflexe, tiens, c’est pas con : tous les prix du linéaire sont affichés au kilo, ça facilite les comparaisons, ce n’est pas souvent qu’un supermarché adopte ce genre de démarche.

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    Et puis mes yeux se sont baissés, sur le rayon inférieur. On retrouve les même types de viande, visiblement fabriqués par la même société (Charal) mais sous la marque distributeur. Et là, surprise, les prix du linéaire entier ne sont pas le prix au kilo, mais bien ceux correspondant à l’unité emballée.

    Le rayon supérieur, qui ne contient que des produits de marque, présente des prix autour de 25€.
    Le rayon inférieur, qui ne contient que des produit distributeur, présente des prix autour de 4€.

    Il ne s’agirait que de quelques étiquettes, il s’agirait probablement d’une erreur. Mais appliquée sur un linéaire entier, cela ressemble plus à un moyen subtil (ahem) d’amener le client, en toute transparence bien sûr, à préférer la marque distributeur.

    Dans le communiqué de presse annonçant la disparition des enseignes Champions au profit de Carrefour market, le groupe annonçait

    Bien plus qu’un simple changement d’enseigne
    En se développant, la marque Carrefour va apporter de nouvelles perspectives :
    A ses clients, avec la meilleure offre commerciale adaptée localement et toujours au meilleur prix,

    Il n’y a pas à dire, ils ont réussi à adapter leur offre commerciale. Je ne sais pas si j’ai plus envie de les traiter de menteurs, ou de voleurs.

    edit Bon, garoo me dit que ça ne serait qu’une erreur de saisie. Qu’une boite comme Carrouf’, 78 milliards € de chiffre d’affaire, utilise dans ses magasins des feuilles excel, ou équivalent, pour gérer les prix. Que la bourde a été faite par celui qui rentre les prix, celui qui contrôle (car ils contrôlent, hein ??), celui qui les pose sur les rayons, et le chef de rayon, qui n’a rien vu. Rien que ça.

    Alors si c’est effectivement ça, je retire ce que je pensais. Si garoo a raison, alors c’est juste affligeant d’archaïsme, incompétence, défaillances, management inexistant. Pas mieux.

    Comment faire de bons pirates

    mercredi 1er juillet 2009, par Ydikoi

    Hadopi 2 va bientôt arriver au parlement, avec des fonctions de plus en plus proches de l’expérimentation faite avec la sécurité routière, comme, par exemple, le système de l’ordonnance pénale … Avouez que si ça passe, ça promet d’être drôle, cette nouvelle version de pays libre dans lequel on est d’abord condamné avant de pouvoir défendre ses droits, non ?

    Bref, là n’est pas le sujet, directement … c’est surtout qu’il va falloir qu’ils trouvent maintenant de quoi alimenter la machine qu’ils mettent en place, même si le système est déjà bien au point.

    Prenez une série de télévision. Une série dans laquelle vous serez tombé par hasard, ou parce qu’on vous en aura parlé. Et vous y prenez goût, lentement, même si elle passe à un horaire bizarre (5h l’après midi, ou entre 1h et 2h le vendredi soir, selon les semaines …), parce que vous avez un magnétoscope, même moderne, qui vous permet de les visionner tranquillement ensuite.

    Et puis, un jour, brutalement, vous découvrez à la place de l’enregistrement prévu un programme quelconque : pour la série qui passait l’après midi, une autre série américaine ; pour celle de la nuit, des rediffusions aléatoires. Tout ça sans que la chaîne concernée ait diffusé l’intégralité de la saison … frustrant, non ?

    Pourquoi ? Oh, sûrement une raison simple : dans un cas, il ne reste que quatre épisodes, pas de quoi remplir une semaine de diffusion, et les programmes d’été sont en place. Il ne vous reste donc plus qu’à attendre une dizaine de mois, que la chaîne, dans sa grande bonté, rediffuse l’intégralité de la saison, avec deux ou trois ans de retard (c’est que ça met du temps à traverser l’atlantique, ces choses là). Dans l’autre cas, oubliez l’explication, il n’y en a pas. Non, aucune raison, la chaîne a juste modifié ses programmes, et il n’y a pas d’infos sur son site internet.

    Deuxième exemple. Prenez un bon film, primé aux Oscar, que vous avez envie de voir après avoir vu une belle émission sur le sujet. Le film étant sorti il y a plus de trois mois en France maintenant, vous vous dirigez naturellement à la FNAC la plus proche pour le trouver … Patatras, il ne sera disponible à la vente que dans … trois mois !

    Là, c’est un peu plus subtil.

    J’en ai longuement parlé l’été dernier, tout en regardant le cul des les MNS, avec un camarade d’une bombasse qui passait ses vacances avec nous. Il bosse chez un de ces mammouths dont le métier est de distribuer des films, et lui, justement, est respondable des DVD, ou un truc comme ça. Et il m’expliquait qu’il avait besoin de ces 6/8 mois pour sortir un DVD pour, en gros, être sûr que la traduction du film soit nickel, sélectionner les boni, faire les jaquettes et les livrets, et faire fabriquer tout ça.

    Evidemment, sur la traduction, il avait tout faux, il l’a vite reconnu : que ce soit de la VF ou de la VOST, elle est déjà présente à la sortie en salle.
    Il a reconnu n’avoir aucune statistique disponible sur l’importance des boni et jaquettes sur l’achat des DVD, donc ne pas savoir si un film, disponible immédiatement avec en jaquette l’affiche du film, sans livret ni boni, ferait ou non un flop.
    Ce qui est sûr par contre, c’est que lui même n’attend pas que ses confrères aient fait leur boulot pour acheter, c’est un gros énorme téléchargeur.
    Et ce qui est sûr également, c’est que tout cela, les livrets, jaquettes, boni permettent à ces mammouths de vendre beaucoup plus cher les DVD.

    Il a bien compris que des utilisateurs dans mon genre n’ont rien à faire de tous ces gadgets, qu’ils veulent le film et juste le film, mais il m’a explicitement dit qu’il était hors de question que jamais ils satisfassent notre demande, que cela était impensable. Effectivement, en faisant passer le prix de vente de presque 20€ à une dizaine, le modèle économique soufrirait.

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    Ainsi donc, voilà pourquoi je ne peux pas avoir chez moi le splendide Harvey Milk alors que j’ai envie de le regarder.
    Je suis prêt à le louer, mais il n’y a pas de plate-forme de location de film en streaming.
    Je suis prêt à l’acheter, en support DVD ou bien sur le net en téléchargement, mais voilà, l’un comme l’autre ne sont pas disponibles, parce que les mammouths ont décidé de faire de la vente forcée leur modèle de rentabilité économique.

    Alors oui, je l’ai trouvé sur le net, je l’ai téléchargé, regardé, beaucoup aimé,et j’ai même décidé qu’il ferait partie de ma collection de DVD.
    J’attendrai juste qu’il sorte en promotion, avec un prix sous les dix euros, c’est à dire sans livret, ni boni.

    C’est qu’à force de me faire tondre, voyez vous, j’ai plus beaucoup de poils moi. Et j’ai développé une (grosse) allergie.

    - Au delà d’une crise de confiance, c’est une crise de bon sens.
    Mais ça fait un moment que le bon sens n’a plus court en économie.

    - Aucun gouvernement ne peut prendre le risque politique de laisser couler une banque, l’épisode Lehman Brothers l’a montré.
    Les journalistes et les analystes qui laissent planer le doute sont irresponsables. Paieront-ils, eux aussi ?

    - 

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    CAC40 sur 1 an
    source : jdf.com

    Avec un coût mensuel de près de 10 milliards de dollars, il est probable que la guerre en irak doive être sacrifiée sur l’autel de l’économie, ce serait une première.

    - Si effectivement, la charte du Medef sur les parachutes dorés est indexée sur le cours de bourse des entreprises (entendu sur France 2 hier), c’est d’une incalculable connerie, puisque c’est justement le culte du cours de bourse qui a amené ces pratiques, et cette crise in fine.

    - La crise boursière n’a pas atteint son paroxysme

    • Rien ne laisse présager un retour du bon sens ou de la confiance, aucun événement prévisible qui pourrait inverser la tendance défaitiste.
    • Il va y avoir de moins en moins d’acheteurs d’immobilier (manque de liquidités), et de plus en plus de vendeurs, pour les mêmes raisons. Ce qui entraînera mécaniquement une baisse de la bourse.
    • Les investisseurs - privés ou institutionnels - n’ont pas encore commencé à se défaire de leurs portefeuilles dans l’urgence … à peine parle-t-on de Dexia qui vendrait à tout prix son portefeuille pour assurer des liquidités.
    • on continuera à voir beaucoup de mouvements en yoyo des bourses, jusqu’à ce que le manque de liquidités se fasse vraiment sentir, et que les investisseurs privés / institutionnels se défaussent massivement.

    - L’Europe jusqu’ici fait preuve de son inefficacité et d’une cacophonie déplacée.
    C’est justement l’instant où elle pourrait mettre en place une réelle politique commune que chacun agit dans son coin.
    Elle pourrait s’en retrouver moribonde ou alors - toujours être optimiste - finalement se retrouver sur les rails d’une véritable union politique.

    - En 1989, avec la chute du mur de Berlin, le capitalisme perdait son ennemi historique, qui le contenait plus ou moins dans une pratique raisonnable.
    2008 devrait marquer la fin de la financiarisation systématique de l’économie … si on est optimiste.