Ydikoi

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    Echange de bons procédés

    mercredi 10 mars 2010, par Ydikoi

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    16h30, c’est le début des sorties de bureaux, le retour des artisans dans leur boutique, bref, Paris commence à bouchonner. C’est aussi l’heure de mon départ, hier, pour cette réunion Lilloise, au milieu des voitures et des camionettes. A l’approche du périphérique, un goulot d’étranglement, la circulation entre les files, au pas, ne se fait qu’avec l’accord des conducteurs qui s’accrochent sur leur bas-côté respectif. Systématiquement, je me force à remercier, soit d’un geste de la main, soit alors d’un hochement de tête. Mais dire merci, à chaque fois, dire que je reconnais l’attention qui m’est portée.

    J’avance donc au pas, frôlant les rétroviseurs (merci l’afdm), et je vois, deux voitures devant moi, un conducteur mettre son clignotant. Je me rabats sur ma file, et arrivé à sa hauteur, m’arrête, lui laissant la place. Il passe, et une fois devant moi, me fait au travers de la custode un salut motard.

    Quelques dizaines de mètres plus loin, juste avant le périphérique, l’espace s’élargit un instant, et voilà mon automobiliste, que je suis toujours, qui s’arrête presque en se plaquant contre le muret de protection, le clignotant allumé pour m’indiquer qu’il me laisse le passage. J’en profite, le remercie, et me lance sur le périphérique.

    Ce micro-épisode de ma life  [1] est tout sauf exceptionnel, plutôt représentatif de ce que tous les motards, et pas que les parisiens (pour en avoir notamment eu confirmation hier soir à Lille) vivent au quotidien, dans leur rapport aux automobilistes. Le partage de la route est une réalité que nous vivons, tous, quotidiennement. Les automobilistes ont globalement bien compris que les deux-roues sont plus fragiles, mais aussi plus mobiles, qu’il est sympa de leur faire une place quand c’est possible. Les motards, parce qu’ils sont à une écrasante majorité également automobilistes, connaissent les contraintes - et les avantages - de la conduite en voiture. Tout n’est pas parfait, nous sommes parfois fatigués, inattentifs, (pré)occupés par ailleurs, dans notre bulle, mais globalement, c’est un système qui fonctionne bien au quotidien.

    Mais voilà tout le paradoxe : malgré les progrès accomplis de manière spectaculaire, surtout depuis 1997 (année de promulgation de l’équivalence permis B / conduite des 125cm3), l’évolution législative n’a pas suivi et ne prend pas en compte le développement exponentiel de la pratique du deux-roues (et maintenant 3 roues) en France : spécificité de circulation, de stationnement, d’accidentologie, ….

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    motocollant FFMC 2010

    Pire, les politiques, tous bords confondus, n’utilisent comme bras de levier que l’arsenal répressif, niant l’évolution technologique, sociétale et comportementale. C’est même, depuis le tournant sécuritaire de nos sociétés occidentales en 2001, un vrai feu d’artifice de mesures répressives (radars automatiques, de vitesse, de feux, tronçons ; confiscation de véhicules ; durcissement de la loi ; PV "à la volée" ; …) impulsées par les seules associations de victimes (ligue contre la violence routière, victimes & citoyens, …) et un seul motto : “toujours plus”.

    On aurait pu espérer, il y a quelques mois, que le Grenelle (beuark) des deux-roues allait quelque peu changer la donne, ouvrant ainsi une porte à la reconnaissance du rôle que peuvent jouer les deux/trois roues motorisés dans notre société (pollution, congestion des agglomérations, …) et enfin aborder des sujets de fond, qui ne concernent d’ailleurs - et de loin - pas que la sécurité routière : l’éducation des plus jeunes à la vie en société, le respect de la différence, le partage d’un espace contraint, etc …

    Las … il en est des Grenelle comme du reste : les grandes déclarations de principe se confrontent bien vite à l’obligation de résultat à court terme chérie par nos élus ; et retombent bien vite dans nos rêves qu’on qualifie par conséquent, et bien opportunément, d’utopistes.

    Cette utopie là, je la vis souvent, avec des exemples comme celui d’hier, qui me montrent qu’elle est possible. Et je reste en colère, plus que jamais, de voir ces politiques qui se laissent guider par leur conservatisme et dogmatisme, au lieu d’ouvrir les yeux, et encourager, tout ce qui peut se faire de bien dans notre société.

    Samedi, pour la première fois depuis 3 ans, les motards en colère vont rappeler pourquoi ils sont (encore) en colère. Et j’en serai. Bien sûr. Hélas !


    France 3 Tours du 9 mars 2010
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    Notes

    [1] avec la moto que j’ai, il faut bien que j’essaye de paraître djeunz par ailleurs

    L’irresponsabilité de Caradisiac

    1 vote

    jeudi 15 octobre 2009, par Ydikoi

    Caradisiac publie un essai - pas de mention de "publi-reportage", donc ça ne doit pas en être un … - sur un casque pour iphone "spécial motard" …

    Ma réponse chez eux, mais ici aussi, ça fait un bail que je voulais écrire ça :

    “Franchement les mecs, je ne vous comprends pas !

    Ca fait plus de 10 ans maintenant qu’on (motards, scootards, et même les cyclistes s’y mettent) gueule contre l’utilisation du téléphone au volant. On le sait nous, parce qu’on est les premiers à voir les conséquences que ça a sur la conduite, et sur notre sécurité : c’est le fait de téléphoner en conduisant qui est pourri, pas celui d’avoir ou non un kit main libre.

    Ca fait je ne sais combien d’années qu’on répète partout que nous, motos, scooters, on est différent des voitures par ce que, comme nous n’avons pas de carrosserie, une faute d’inattation peut nous être fatale, nous n’aurons pas, comme les voitures, un bout de pare-choc tordu.

    Et vous, qui vous dites un blog moto, un blog de motard, venez faire de la pub pour un mécanisme qu’on critique chez les automobilistes - à juste titre - et dont on sait qu’il nous fera perdre notre attention sur la route ?

    Mais on rêve là ?! Je sais qu’il faut générer de la page vue pour gagner de la tune, qu’il faut produire du contenu pour être rémunéré comme un chinois fabriquant une basket, mais quoi ? Vous en êtes tombé à ce point d’absence de réflexion, d’absence de conscience ? Votre responsabilité sociale s’arrête donc là, à relayer les communiqués de presse de boites qui se foutent de savoir ce qu’elles vendent, pourvu qu’elles le vendent, et faire du chiffre ?

    "Pratique d’utilisation, ce kit sera un précieux allier (sic) lors de vos trajets urbains" … écrit par des motards, pour des motards ? … ça fait peur ”

    Et pour mémoire, la première opération où les motards dénonçaient l’incompatibilité de la conduite et du portable, c’était en 2003, par les motards de la FFMC Paris : opération de sensibilisation contre le portable au volant.

    Il faudra bien, vu le niveau d’irresponsabilité ambient, que "certains" se saisissent un jour de la question, et interpellent les motards et les scootards sur ce sujet … Ils n’en sortiraient que grandis.

    Pure coïncidence, en même temps que je relève la prose de ReadWriteWeb sur la sagesse des foules, j’arrive parallèlement, de manière beaucoup plus empirique, à la même conclusion.


    Petits soucis avec la télévision via Free, je suis impressionné par la qualité de la hotline. Apparemment, c’est une nouvelle organisation, régionale. Elle est encore en test, mais vu la qualité d’écoute et des procédures de dépannage, je veux bien qu’elle passe en production ! D’autant plus que, puisqu’elle est en test, le technicien qui doit passer chez moi après demain ne me sera facturé !


    Deuxième offre d’embarquement. A la première, pour relier Rio de Janeiro aux Antilles, sur un gros et (beau) voilier, j’ai répondu que …je ne savais pas quoi répondre, vu que je débutais dans les bourses aux équipiers. Visiblement, ça n’a pas du lui plaire, il ne m’a pas recontacté.
    Alors pour la deuxième, un convoyage de bateau entre les Sables d’Olonne et Toulon (3.000 km, soit 1.600 miles marin environ) et sur le bateau de mes rêves (ou presque), je me suis appliqué. J’en attends beaucoup, la traversée du Golfe de Gascogne, au temps souvent capricieux, est une bonne formation.


    Shark fait (enfin !) évoluer son evoline (présentation en video sur motomag.com). Je m’amuse de voir que tous les points apparemment modifiés sont ceux que j’avais critiqué il y a … plus de dix-huit mois !!! Comment ont-ils pu attendre autant ?
    Deuxième amusement, je suis maintenant en deuxième place sur Google quand on recherche de l’info sur ce produit, alors que le site officiel de la marque n’est qu’en 7e position !! Allez quoi, les mecs, arrêtez de subir, faites quelque chose, c’est pas sérieux, quand même !


    Tudikoi fait consciencieusement tout ce qu’il faut pour mourir en héros, développer un cancer, ou quelque chose d’approchant. Cet enfermement sur lui-même, des mauvais choix au mauvais moment (bah, c’est connu, c’est en période de stress qu’il est le plus conseillé d’arrêter de fumer ET de boire, sans soutien ni palliatif), le refus de toute aide, matérielle ou autre, est proprement stupéfiant. Mamandikoi est littéralement sans voix, repliée sur elle-même. Mais elle l’a au moins entendu quand trois personnes différentes lui en ont fait la remarque. Quant à Papadikoi, il fuit, dès qu’il peut, comme il peut.
    Et tout ce petit monde fait semblant d’ignorer que Cousine2Divoir vient de mettre son mari à la porte, qui la trompait depuis plusieurs mois. Pourquoi PapaDikoi en parlerait à son frère l’oncle Divoir, puisque la stratégie commune, dans les deux cas, est de ne pas en parler, pour ne pas rendre les choses irréversibles ? Leur aveuglement fait peine à voir.

    La Bretagne, ça vous gagne

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    dimanche 30 août 2009, par Ydikoi

    Après la Suisse, c’était l’autre grande destination de l’été, en compagnie des Antitou, cette petite famille aux deux adolescents parfois très … ados ;-) Et ils sont géniaux ces Antitou, je les aime beaucoup. “Une semaine de vacance en famille” m’avait-elle dit, ça a été exactement ça. Une belle petite famille. Et une bien belle semaine.

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    Je n’ai pas grand chose à raconter, ou plutôt je ne sais pas comment tourner ça, à part le fait que je suis tombé amoureux de cette région. La vue que nous avions était juste éblouissante, particulièrement dans la douce lumière du soir : le ciel, toujours changeant, le contraste entre la mer et les champs de blés tout juste fauchés, bref, c’est juste magnifique.

    Il y a la mer, d’abord, bien sûr. Pas cette espèce de mare aux canards de méditéranée, une vraie mer, des vagues, des marées, l’odeur du sel, le ressac, des courants.

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    Et, je suis surpris à chaque fois, ces plages de sable fin, alors que j’imagine toujours la Bretagne comme les plages normandes de mon enfance, pleines de galets.

    Il y a ces plages déchiquetées, aux rochers torturés, rongés et façonnés par la toute puissance de l’atlantique, ces rochers qu’on devine au moutonnement des vagues à marée haute, et sur lesquels se fracasse l’écume, quand la mer est plus basse. Même les arbres sont façonnés par le vent, ils ont des formes tortueuses, et des couleurs éclatantes. C’est un spectacle vivant.

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    Nous avons beaucoup tourné, tous les jours, à moto. Pas très vite, il y avait perpétuellement une tortue 125 avec nous. 100/105 km/h maximum, là on a de quoi profiter du paysage. Je ne connaissais pas ces paysages de Bretagne, juste cette campagne beaucoup plus morne, plate, de la Bretagne sud, lieux de plusieurs départs en croisière. Là, par contre, vallons, vallées, des paysages variés qui changent en un rien de temps, des bois qui laissent encore transparaître les légendes du roi Arthur.

    Bon sans ça, vous verrez en bas (ou après le saut de page, le cas échéant), y’a aussi quelques bombasses, couchers de soleil, quelques photos que je n’ai pas mis dans l’album flickr.

    Je ne suis que tenté pour l’instant, mais il est pas impossible que je reparle un peu plus de cette région dans les mois à venir.

    Portfolio

  • Suisse, ou bien ?

    vendredi 14 août 2009, par Ydikoi

    Une semaine en Suisse, c’était une première hors Jura et en été. L’assurance de beaux paysages, la peur de me faire (un peu) chier. Mais je n’ai pas été déçu.

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    Je les rejoins aux Diablerêts, un paysage de carte postale. Il fait grand beau, les couleurs sont saturées, les petits chalets aux fenêtres fleuries, le drapeau suisse présent partout : Heidi existe !!!

    Plus de motos que de voitures, et la question se pose aussi pour les vélos. Col après cols, ils sont là à pédaler, lentement, en sueur. Décidément c’est un sport que je ne comprends pas.

    Beaucoup de motos donc, des allemands, des italiens, suisses bien sûr, autrichiens, et français aussi. De toute sorte, mais beaucoup de harley quand même. Quelques arsouilles, mais finalement assez peu. Il est suprenant de voir que le respect du plus fragile, là bas, fonctionne. Une culture différente, un respect de l’autre plus fort, sans doute. Et une volonté politique, aussi.

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    Et beaucoup d’anciens. On ne croise finalement que peu de jeunes aux sommets de cols, aux terrasses ensoleillées. Certains très anciens, même, avec une moto correspondant, tel ce papy venu déguster sa saucisse en haut du stelvio avec une Moto Guzzi qui devait avoir le même âge que lui. Tous les chromes rutilants, pièces d’origines, même la petite sacoche en cuir en guise de top case, et démarrant au premier coup de kick. Superbe.

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    Les cols justement, une vraie suprise. Une vraie diversité que je ne soupçonnais pas, pas un ne ressemble à l’autre, par son approche, par sa montée, sa végétation, les paysages. Mais dans tous les cas, des routes magnifiques (si tant est qu’on ait eu le temps de regarder le paysage …), très bien entretenues, qui vont du virolo à enrouler tout souple à l’épingle à cheveux très techniques. Le tout avec plein de chicanes mobiles voitures qui mettent un peu de piment ;-)

    Mais décidement le plus impressionant aura été le col du Stelvio, entre Italie et Suisse, qui culmine à 2700 mètres. Ca devait commencer un peu comme ça :

     

    mais finalement ça s’est plus passé comme ça :

     

    sauf que nous, on avait pas toute cette place pour prendre les épingles à cheveux, trop de voitures et de cyclistes. Et ça nous a bien aidé à mettre une belle trempe à ces deux petites japonaises, qui ne s’attendaient pas à tant de la part d’une teutonne aussi obèse ;-)

     

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    Col du Stelvio

    Il faut dire que ce col est une tentation à lui tout seul. Pour notre dernier jour de route pure, on avait décidé de le faire plutôt à la cool. Mais quand on a vu les deux phares nous coller au cul dans le premier virage, à la même seconde, Beee sur sa 1200 GS et moi avons eu le même réflexe : pour une fois que nous avions de quoi arsouiller un peu, il était hors de question qu’ils passent, surtout sur ce col à 2700m.

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    Col de l’Albula

    Ce n’est pas le plus beau des cols, mais le plus impressionant assurément, avec son dénivellé et ses épingles à cheveux. J’ai préféré l’Albula, même s’il tourne moins, mais assurément le plus diversifié, le plus vert, le plus … romantique.

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    Et puis entre les cols, il y a les vallées bien sûr, toutes différentes bien sûr. Mais la plus extraordinaire aura sans doute été celle de Curon Venata, à la frontière suisso-italo-autrichienne, une vallée transformée en barrage dans les années 50 (un projet initialement lancé par l’Italie Fasciste), engloutissant au passage un village du XIVe siècle.

    Et puis les Suisses … les alémaniques qui visiblement prennent un malin plaisir à ne comprendre que leur dialecte ; les francophones qui tapent sur les alémaniques ; mais au final des gens sympathiques, qui nous ont fait passer une dernière soirée, dans un chalet surplombant la vallée de Gruyère, à déguster une raclette au vacherin fribourgeois … miam !

    Le reste de photos, comme d’hab, sur flickr … et la toute fin qui interviendra dans une semaine, après mon retour de la bretagne bretonisante.

    L’orage

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    dimanche 2 août 2009, par Ydikoi

    Il est 8h, je suis dans mon bain. Je pétris chacun de mes muscles, lessivé par l’orage qui nous a surpris au passage du col, nous faisant basculer en quelques tours de roue dans la nuit noire, à 3h de l’après midi. 

      Je masse et détends les muscles de mon cou, qui n’ont toujours pas évacué le stress de ces dernières semaines, et rêve d’un masseur qui comprenne les douleurs du corps mais aussi de la tête.

    Mais c’est avec un livre que je me détends aujourd’hui, premier depuis longtemps :

    Dans la nuit du 12 au 13 juin 1998, je suis à bord d’un ferry... Le commandant (un visage rond,très doux, un peu triste) me dit : "j’ai une mauvaise nouvelle pour vous et nous tous : Tabarly a disparu en mer". Je suis sèché ... Je monte sur le pont, il pleut ... Le commandant et un matelot viennent me voir. Ils me disent :"si vous voulez, on va prier". Je ne suis pas très à l’aise et, dans le même temps je suis trés touché. ... On est sur l’eau, c’est la nuit ... J’entends la voix du commandant qui prie. J’imagine Eric jeté à l’eau. Et là, il y a quelque chose de paisible qui tombe. Surtout, sentir à ce moment là que je ne suis pas seul à avoir du chagrin. On est trois, sur le pont, dans la nuit noire, tout est noir. Tout d’un coup, j’ai un peu de paix, tout d’un coup, je ne suis pas tout seul ...
    Olivier de Kersauzon, Ocean’s songs

    Je referme le livre, sors de mon bain. L’orage est passé, c’est le grand beau temps, de nouveau. 

    14 juillet en photo

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    vendredi 17 juillet 2009, par Ydikoi

    Comme j’ai pas envie d’écrire ( :-p), on se contentera de quelques photos :

    On a commencé par là :

    La vue est belle impressionante :

    A Marseille plus qu’ailleurs, je préfère la mer à la ville :

    Et puis on est rentré :

    Le lendemain, on a rejoint Brunehilde : (hein qu’elles sont belles !)

    Et c’était boooooo :

    Et puis on est rentré, pour un barboc, paske faut pas charrier quand même !

    Merci Fab’

    Les petits mensonges de la sécurité routière

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    mardi 7 juillet 2009, par Ydikoi

    Face aux accusations de pompes à fric des radars automatiques, la sécurité routière avait fort à faire pour rendre les contrôles automatiques de feux rouge acceptables. Et il faut dire qu’initialement, le terrain avait bien été préparé :

    - un double système de prise de vue, avec un appareil photo dans le dos du véhicule, pour constater l’effraction ; et un appareil de face, pour constater qu’il n’y avait pas de raison de franchir le feu rouge (laisser passer un véhicule prioritaire, par exemple)
    - un contrôle humain systématique, induit par cette double prise de vue, et l’assurance que seules les infractions motivées seraient effectivement verbalisées
    - une mesure qui se ferait sur la largeur complète du carrefour, évitant ainsi toute contestation possible de la réalité du franchissement de feu.

    Pourtant, les premiers signes de craquellement sont apparus la semaine dernière, quand la sécurité routière a envoyé son dossier de presse aux rédactions, et avec la mise en place du premier radar, à Lyon : le système est très loin d’être aussi juste, et donc incontestable que lors de sa présentation :

    - De deux appareils photos initialement prévus, il n’en reste plus qu’un, qui évidemment ne prend les photos que de dos. Impossible donc de déterminer si le franchissement du feu rouge est dû à une faute, ou au contraire à l’obligation souveraine de laisser passer un véhicule prioritaire.

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    Pas d’inquiétude, nous dit-on à la sécurité routière : un formulaire de contestation sera bel et bien présent avec l’avis de contravention. Encore heureux, répondront les Don Quichotte, qui pesteront une fois de plus contre l’obligation de devoir consigner (lire payer, racquer) avant de pouvoir émettre la possibilité qu’ils étaient innocents de la faute dont on les accuse !

    Pas d’inquiétude ? A voir ! Puisque le système ne prend plus qu’une seule photo, de dos, comment l’automobiliste ou motard pourra-t-il prouver qu’une voiture de police, un convoi officiel, une ambulance, se trouvait derrière lui, le forçant ainsi à passer la ligne de feu pour se ranger sur le côté ? Devra-t-il, avant de bouger son véhicule, sortir de l’habitacle, prendre une photo - horodatée, évidemment - de la rue derrière lui pour avoir une preuve matérielle ?

    Pas d’inquiétude pour les motards, quand on sait qu’au feu rouge il faut avoir la première vitesse enclenchée au cas où on voit surgir un véhicule qui aurait oublié de freiner, et ainsi pouvoir dégager du carrefour pour éviter de se faire tamponner ?

    - le contrôle sur la largeur totale du carrefour s’est mué en contrôle sur la ligne de feu. S’il s’agit bien du principe défini dans le code de la route, il reste néanmoins des exceptions qui amènent quelques colères (ah, ces Don Quichottes !) :

    • il arrive … parfois que le feu passe à l’orange au dernier moment, et qu’en une fraction de seconde, sans même réfléchir, on écrase les freins pour s’arrêter, plutôt que passer. On ne contrôle donc plus, à ce moment là, sa distance de freinage de manière précise, et si la ligne de feu est légalement franchie, le véhicule est cependant bien arrêté avant le carrefour, conformément à l’esprit de la loi
    • le système, dans la présentation du dossier de presse comme dans les faits à Lyon, ne prend en compte que la ligne de feu, et présuppose que celle-ci est collée au passage piétons ; mais c’est ignorer que, de plus en plus, dans les grandes villes, des sas pour deux-roues sont mis en place, afin que ceux-ci puissent se retrouver avant les voitures. Le feu est donc légalement brûlé pour eux, puisque l’ensemble du véhicule se retrouve au delà de cette ligne.

    Il est une époque, pas si lointaine, où les policiers étaient chargés de faire respecter, aussi, les feux rouges. Mais puisque l’heure est à faire des économies, y compris chez les policiers qu’on ne recrute plus à hauteur des besoins, ce sont des machines qui feront leur travail. Quitte à mal le faire.

    Qu’importe. Le système installé coûte moins cher à mettre en place que celui qui avait été promis. Autant de gagné.
    Qu’importe. Des emplois seront économisés, et donc de l’argent.
    Qu’importe, on connaît le système de contestation des radars automatiques, on sait qu’il est difficile de prouver son innocence. Toujours autant de gagné.

    Mais à force de continuellement faire passer des vessies pour des lanternes, la sécurité routière, et sa patronne Michèle Merli, risquent bien un jour de se retrouver dans la position du duc de La Rochefoucauld face au Roi.

    Un acte républicain

    jeudi 25 juin 2009, par Ydikoi

    Monsieur le Préfet de Police,

    Je vous sais très attaché à la conception promue initialement (depuis les années 1980) par la FFMC, de partage de la route. Je ne parle même pas de la circulation sur les trottoirs, que le bon sens, la bonne éducation, le simple respect de l’autre, avant même le code de la route, devrait prohiber. Tout cela, je ne vous l’apprends pas, vous l’avez déjà lu, comme moi j’en suis sûr.

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    Pourtant, là où les motards en colère prétendent agir en travaillant de manière globale sur ces simples règles de vie en société, vous avez une approche plus efficace, puisque les policiers sous vos ordres ont pour instruction de verbaliser ces actes inciviques. Il est vrai qu’ils ne sont “pas des travailleurs sociaux”, on ne peut donc leur reprocher d’user de leur carnet à souche et ainsi remplir les objectifs qui leur sont fixés..

    Je sais enfin votre attachement aux valeurs républicaines, et notamment à celle de l’égalité des citoyens, principe d’ailleurs réaffirmé par le Président de la République dans son discours au Congrès le 22 juin.

    Aussi, ayant appris il y peu que la dénonciation était un acte “devoir républicain”, et bien que cela heurte les principes qu’ont pu m’inculquer mes parents, instituteurs, professeurs et autres rétrogrades, je me dois donc, à contrecœur, de vous signaler les faits suivants, qui vous permettront à la fois de remplir vos objectifs, tout en maintenant l’égalité, facteur de cohésion sociale :

    le mercredi 24 juin 2009, alors qu’il sortait de son bureau, Monsieur F.... Mit....., ministre de la C..., a, devant de nombreux témoins, utilisé son scooter pour se rendre à une réunion (si j’ai bien compris, au Palais de l’E...).
    Ce faisant, il est monté sur son scooter, en a allumé le moteur, l’a reculé, puis a démarré sans avoir quitté le trottoir, pour rejoindre le coin de la rue, manquant de bousculer plusieurs personnes qui se trouvaient là.
    Tout ceci a été filmé, et est visionnable sur internet (cette video étant légalement en ligne, on ne peut que souligner l’extraordinaire aide qu’internet vous apporte dans votre mission de gardien de l’Ordre).

    Je gage que vous n’aurez aucun mal à retrouver les coordonnées exactes de cet homme dont l’âge, l’expérience et les fonctions auraient pu donner à penser qu’il aurait à cœur de donner l’exemple d’un comportement citoyen exemplaire ; et que vous n’aurez aucun état d’âme à verbaliser, sur preuve, cet individu, tout ministre qu’il soit.

    Meilleures salutations,

    Un citoyen qui apprend à devenir vraiment républicain.

    Ma prochaine BM … ou pas

    vendredi 5 juin 2009, par Ydikoi

    La réalisation mécanique est superbe (le film pas mal fait non plus d’ailleurs), et l’esthétique … euh … particulière ? :) Un look d’enfer en tout cas, je ne suis pas sûr que les Mines homologueraient l’engin …

    Par contre … la gamine en petit collant, bras nus, sans gants là où le père est en cuir intégral … pas la première fois que je vois ça, un(e) passager(e) largement moins bien équipé que son pilote, pas glop :-/, encore moins quand ce sont des enfants.

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