ydikoi

Accueil du site > Mots-clés > thèmes > pédétude

pédétude

    De mâle en pis

    dimanche 27 juin 2010, par Ydikoi

    Il y avait ceux, en nombre, qui étaient là pour se mettre minable, le plus tôt et le plus fort possible, à la bière, au vin, au mélange plus détonnant. Beaucoup de mecs et de nanas dans un état assez pitoyable, et beaucoup de jeunes, à peine mineurs.

    Il y avait tous ceux qui ne venaient que pour la musique. Beaucoup de jeunes, de marginaux, certains limite homophobes (quelques insultes entendues ici et là).

    Trop d’espace entre les chars, jusqu’à plus d’un kilomètre.

    Bref, j’ai pas aimé cette GP. Je ne suis même pas content de mes photos, c’est dire.

    Portfolio

  • Good As You

    samedi 20 février 2010, par Ydikoi

    (et je suis particulièrement impressionné par la maturité politique du président de SOS Homophobie, surtout comparée au président de Homosexualité et Socialisme, qui n’est que dans le politiquecard.)

    via cddb

    Mixed message …

    jeudi 23 juillet 2009, par Ydikoi

    C’est le big brother outre-manche : un anglais et un brésilien qui se font des papouilles dans le bain (uhuh, discret ça)

    JPEG - 253.3 ko
    http://www.ohlalamag.com/.a/6a00e54...

    puis un petit baiser chaste dans le lit (uhuh, ça aussi c’est discret), et y’a même une video (via ohlalamag).

    Pendant ce temps, chez les ricains, c’est un jeune homo qui n’a plus de nouvelles de son lover, qui aurait été envoyé dans un camp de ré-orientation sexuelle (via gayclic).

    Et puis, autour de mon petit nombril, enfin une discussion dépassionnée avec PapadiKoi et MamanDikoi, et EllediKoi, sur le divorce de TudiKoi, d’où il sortira quand même que l’horreur absolue, c’est quand même Untel qui a quitté sa femme pour un homme, alors qu’il n’était pas du tout comme ça.

    Pendant ce temps là, Canal+ diffusait ses lauréats du court métrage contre l’homophobie. On en a entendu parler sur la chaîne, sur quelques sites (via Da Pingui) mais ailleurs … ? Y’a du boulot, encore.

    J’aime beaucoup FusionMan … non ?

    Gaypride 2009

    samedi 27 juin 2009, par Ydikoi

    Je ne voulais pas, cette année, prendre les mêmes photos de créatures, de beaux mecs. Je voulais en prendre peu, mais bonnes. Au final, une (toute) petite moisson, et encore moins sélectionnées. Mais ça me déplaît pas.

    Et les photos de l’année dernière

    C’est (presque) fait

    jeudi 11 juin 2009, par Ydikoi

    Je raccroche tout juste.

    Il m’a coincé sur skype, au moment où j’allais me coucher : « dis moi ydikoi, je peux t’appeler, là, dis ? » … je me suis douté, au vu de l’heure, que ce n’était pas pour parler de la pluie ou du beau temps. Non, j’ai su immédiatement qu’il avait quelque chose d’important à me dire, et j’ai tout de suite pensé à Papadikoi ou Mamandikoi.

    Nous avons commencé par les banalités d’usage « tu vas bien ? » - « oui et toi ? Pas encore couché à cette heure ? »« Nan … toi non plus d’ailleurs, tu te couches bien tard … »

    Et puis il s’est râclé la gorge, le moment était là.

    « Tu sais, je voulais te dire … (raclements de gorge) enfin … euh … j’ai dîné avec les parents … (raclements de gorge) et je leur ai dit … enfin … euh … »

    Je l’imaginais, debout, faisant les cent pas dans son salon, luttant entre sa raison et sa volonté « vas-y Tudikoi, il faut lui dire, lance toi » d’un côté, et de l’autre, cette éducation qui fait que « Non ! On ne dit pas ces choses-là ! ». Un combat que je connais, trop souvent, tellement bien que je sais comme c’est dur pour lui de lâcher le morceau.

    « Enfin voilà quoi, Elle a consulté un avocat, moi aussi, on va divorcer ».

    C’est sorti presque d’une traite. Il est libéré, et on en parle, longuement, de ses craintes sur le déroulé, son attitude, ses enfants, son soulagement dans un sens, mais aussi sa tristesse, perceptible dans sa voix.

    Et puis on a parlé des parents, et il a insisté - lourdement - sur le fait qu’il avait beaucoup hésité à leur dire, et qu’ils avaient écouté ça, tranquillement, comme des parents. (Tiens, un air connu). Et puis, plus tard, il a encore insisté « Tu sais ydikoi, je voulais te dire, c’est une chose importante, on peut tout leur dire, ils écoutent, les parents ».

    Vicieusement, je lui ai demandé d’être plus précis, que j’entendais bien qu’il me disait ça pour la deuxième fois sans comprendre encore à quoi il faisait référence. « A rien en particulier …(raclements de gorge) … je te fais partager mon expérience, c’est tout …(raclements de gorge) ». Et encore une fois, il m’a dit combien il avait pu craindre cette discussion avec eux, et comme cela avait été facile, preuve qu’ils pouvaient tout entendre.

    J’entends bien là où, au travers de son expérience, il veut m’amener.
    Mais d’une part, je n’ai rien envie de lui dire pour l’instant. Puisque lui semble en avoir, des envies, qu’il les dise de manière franche, voire en posant des questions précises.
    Et ce moment venu, je discuterai avec lui des conceptions respectives du divorce (civil, temporel) et de l’homosexualité dans notre éducation, le ressenti que nous en avons, et nos parents.

    Et peut être surtout que ce jour là, il sera tellement passé d’eau sous les ponts que le sujet ne sera plus d’actualité.

    Une video collaborative, réalisée par un petit mec sympa, gay et Australien, pour dire aux homophobes tout le mal que l’on pense de leur cervelle étriquée (c’est minable qui le dit, et il a raison)

    C’est meugnon, et j’aimerais pouvoir le dire comme ça, parfois : fuck you, fuck you very very much

    Oui, la capote est un problème !

    vendredi 27 mars 2009, par Ydikoi

    Maintenant que la pression du bal des faux-cul (mais pas que, j’en conviens) est retombée, il est temps pour moi de mettre mon petit grain de sel.

    Sur le plan de la rhétorique, je ne trouve rien à redire à ce qu’à déjà publié Maître Eolas, bien mieux que je ne l’aurais fait, forcément, même si j’aurais développé un ou deux point en plus (notamment la méconnaissance de la réalité africaine de la part des critiques anti-papales - car, ne l’oublions pas, le Pape allait en Afrique, il parlait pour l’Afrique).

    Non, maintenant que le sidaction est terminé, que tout le monde a deversé son fiel sur la position papale - sur la base d’informations tronquées la plupart du temps -, et nous a expliqué que la capote c’est super, un méga top drôle jeu sexuel, et d’ailleurs ça emmerde plus personne maintenant qu’il y en a sans latex, ou à la fraise, ou la banane, et maintenant qu’on a trouvé une autre ambulance sur laquelle tirer, c’est le moment pour faire mon coming out : oui, la capote est un problème.

    (on se calme, on attend de lire la suite)

    (non, je ne suis pas me définis plus comme catho)

    (tout le monde est calme ? on continue alors :))

    C’est fiable

    Je me souviens dans les années 90 d’une vague rumeur qui racontait qu’une étude anglaise donnait le préservatif fiable à seulement 90%. Mais je n’ai jamais réussi à en trouver la trace. Il faut dire aussi que cette rumeur était plus que sujette à caution, puisque circulant dans les milieux anti-PD, et donc dans ma famille. Je l’ai retrouvée il y a peu, dans un forum quelconque.

    Alors j’ai cherché, et j’ai trouvé ça dans wikipedia :

    L’efficacité du préservatif dans la prévention des IST n’est connue qu’approximativement, et varie, selon les études disponibles, entre 60 et 96 % environ (par exemple, une méta-étude de 1993 conclut à une réduction du risque de 69 % ; une autre étude de 1994 donne 87% moyenné (entre 60% et 96%) même si ces études concluent au peu de fiabilité de leurs propres mesures).

    Si wikipedia dit réellement une connerie, alors les mecs de act-up, aids & co, vous attendez quoi pour le faire modifier ?

    Si c’est vrai, deux remarques :
    - la première est que ça ne me surprend pas tellement : je connais quelques personnes (pas plusieurs, non, juste quelques unes, donc pas assez pour en faire une statistique), qui se sont fait contaminer par le VIH alors qu’elles déclarent avoir toujours utilisé une capote.
    - on se fout de savoir si la marge d’erreur est de 4% ou de 10%. Ce qui en ressort par contre c’est que, non, la capote n’est pas fiable à 100%.
    Pour certains, 4% est une marge d’erreur acceptable. Pas pour tous, pas pour ça.

    Un petit exemple : j’ai appelé un jour AIDS pour savoir ce qu’il en était de l’utilisation de la capote dans les saunas / hammam, endroit de copulation malgré tout assez fréquenté dans le milieu homo : la chaleur est mauvaise pour les capotes, est-ce que ça veut dire qu’on prend un risque en les utilisant dans ces endroits ?

    La réponse aurait été simple : soit un “c’est bon, allez y, no souci, il ne fait pas assez chaud”, soit alors “halte là, danger, leur chaleur excessive rend les capotes poreuses ; chauffez-vous, draguez-vous, et allez ensuite faire votre affaire dans une cabine”.
    Mais je n’ai jamais eu d’autre réponse que des phrases elliptiques, qui ne disaient ni oui ni non. AIDS n’a pas la réponse ? Peut être, mais vu la popularité des saunas chez les homos, ça touche alors à la faute professionnelle. J’ai en tout cas pris le parti, du coup, de croire que les capotes n’étaient pas adaptées à ces salles très chaudes, que pour une raison quelconque ce n’était pas dissible, et du coup, je chauffe, je drague, mais fais le cas échéant mon affaire ailleurs.

    De toute façon, ce point là n’est qu’anecdotique, juste une illustration de ce que les associations de prévention / réaction, ou les « autorités compétentes » se sont enfermé, au nom du dogme "tout capote" (ni catholique ni papal, celui là) dans une logique absurde et mensongère.

    C’est cool

    La capote, c’est cool, ça existe dans toutes les tailles, coloris, goûts, ça fait partie du jeu sexuel ? Bah non. Désolé, mais non, 1000 fois non.

    La capote, c’est chiant à ouvrir, c’est chiant à installer, surtout dans le noir. Pas pour vous ? cool. Mais pour moi, si, c’est comme ça, ça me casse tous mes effets.

    A la fraise, banane, menthe, ce que vous voulez, la capote a un goût dégueulasse, un goût chimique quand ce n’est pas un goût de latex. Je ne dis pas que c’est le cas pour tout le monde, c’est le cas pour moi, c’est le cas pour plein de gens. Oui, on peut trouver que la capote a un goût dégueulasse, sans être anormal.

    A la fraise, banane, menthe, en latex ou autre materiau plus moderne, la capote bloque les sensations. Pas pour tout le monde, non. Mais moi oui, et d’autres aussi.

    Oui, la capote peut bloquer. Physiquement, psychologiquement, ce qu’on veut, mais non, la capote n’est pas toujours cooooool.

    Oui la capote peut être perçue comme un “tue l’amour”, parce que ce qu’on aime, c’est le contact de la peau, de la chair, et pas celui d’un bout de plastique, parce que la capote empêche de prendre son pied. Pas tout le monde, moi si, et d’autres.

    Alors, on fait quoi ?

    Quand on ne peut pas baiser avec une capote, mais que le discours officiel soutend que les gens ’normaux’ n’ont pas de problèmes, et qu’on est par conséquent ’anormal’, il n’y a pas beaucoup d’alternative.

    On peut décider de prendre notre pied, au diable le discours moralisateur unique, et advienne que pourra. Anormal pour anormal … 

    De toute façon, il n’y a plus de risques, puisque dans le but (louable) de lutter contre la discrimination contre les séropositifs, on nous présente maintenant le SIDA comme une maladie chronique.

    Pendant plusieurs mois il y a quelques temps de cela, comme tant d’autres, j’ai pris mon pied. Sans capote. Au début, je me disais "so what ?, on verra bien”, et rapidement je n’y pensais juste plus. On y pense plus.

    Et j’ai pris mon pied comme jamais.

    Jusqu’au jour où j’ai vu plusieurs de mes … contacts découvrir leur séropositivité, être malades, devoir se gaver de médocs à longueur de journée. Ils n’avaient pas trente ans, j’ai vu leur corps changer, ils ont changé.

    Moi j’ai eu de la chance, une chance de cocu, une sur un milliard de millions, je m’en suis tiré sans la moindre MST. Rien. Nada.

    Ou alors on arrête de prendre les gens pour des cons, et on les responsabilise.

    On leur explique que dans 90% des cas, il n’y a pas de problèmes. Mais qu’il peut y en avoir, et qu’il y a des moyens de les arranger :
    - problème de prix ? c’est sûr, surtout quand celles qui sont distribuées gratos dans les établissements ne conviennent pas, c’est un budget. Les politiques n’avaient pas promis la capote à 15 cents (1 franc), à une époque ?
    - allergie au latex ? : capotes sans latex !.
    - problème de taille ? petits ou les grands gabarits, no soucis !
    - problème de culture, d’éducation, psychologique ? pourquoi ne pas en parler à son médecin, ou à un psy, par exemple l’asso des médecins gays ?

    Mais surtout dire, et rappeler sans cesse, que dans tous les cas, le choix final restera toujours le même : se priver d’un bon coup, ou se priver d’une vie normale :

    Il faut le réaffirmer sans cesse : les traitements contre le vih ne sont pas anodins. Les effets secondaires sont trop lourds : diarrhées, nausées, vomissements, neuropathies (qui entraînent des douleurs insupportables au bout des membres et des terminaisons nerveuses), rash cutanés et autres problèmes dermatologiques, calculs rénaux, troubles du comportement, insomnies, cauchemars, déséquilibres de la répartition des graisses qui déforment les silhouettes et causent des accidents cardio-vasculaires, ostéoporoses qui provoquent des fractures spontanées, etc.

    Le sida n’est en aucun cas devenu une maladie chronique.

    Oui, l’abstinence, c’est pas cool, pas cool du tout. Mais au moins ça n’empêche pas d’avoir une vie cool. D’avoir une vie, tout court.

    Peut être qu’en donnant des clés pour comprendre, en respectant un peu plus leurs semblables et les traitant moins comme des demeurés, nos « sachants » pourraient alors dire, eux-aussi :

    Oui, la capote peut être un problème pour certains. C’est normal.
    Alors, soit tu prends sur toi, et tu baises pas, soit t’en mets une, et tu fais avec.
    Parce que le sida, on n’en sort pas indemne

    Le précieux

    lundi 6 octobre 2008, par Ydikoi

    Le hammam de la Grande Mosquée de Paris est réputé pour sa décoration. J’ai un vague souvenir d’y être allé il y a de nombreuses années. Ce qui est sûr, c’est qu’il est aujourd’hui vendu comme un des meilleurs spas de la capitale. Luxe, calme et volupté, tout ça très chic forcément.

    Mais il existe aussi d’autres hammams à Paris, qui ne figurent pas sur les guides touristiques, ou en tout cas pas ceux pour le grand public. Ils ne sont pas dans la catégories "spas" ou "luxe", et s’ils ont pour but d’apporter une certaine volupté (hum |-)), ils n’ont pas grand chose à voir avec la mosquée de Paris. Autant dire que l’ambiance dans ce genre d’endroit tient plus du "load, aim and shoot" que du salon de thé.

    Bon, ça va, vous avez compris ou il faut que je continue ? hmmmm ? On va dire que c’est bon, ceux qui ont compris peuvent cliquer sur le lien, les autres, les effarouchés … euh … comment dire, allez plutôt regarder ça ?

    Pour les voyeurs(ses), donc :)

    Le hammam est la plupart du temps fréquenté par le boy next door, mais il arrive parfois que de véritables bombes sexuelles s’y retrouvent … et c’est l’émeute, bien sûr. Cet après midi, c’était le cas de deux garçons, presque frères jumeaux tellement ils se ressemblaient, l’un blond, l’autre brun, tous deux les cheveux bouclés, le corps finement sculpté, ils auraient pu être surfeurs s’ils étaient un peu plus étoffés. Des bombes sexuelles, je vous dis :-O.

    Bref, ces deux garçons, catégorie fantasme sur patte, faisaient des exercices de socialisation assez … physiquement intenses, concentrés. De l’autre côté du hammam, j’avais entrepris de faire moi même connaissance avec un charmant garçon, quand un autre - jaloux ? voyeur ? intrigué ? s’assis à côté de moi, se contentant de nous regarder.

    Partant du principe "plus on est de fous …", je lui fis mon plus beau sourire pour l’inviter à se joindre à nous, sans arriver à le dérider. J’essayai une invitation plus galante adaptée à l’esprit du lieu, sans plus de succès, puisqu’il me répondit “mais comme vous y allez, quel langage direct !” et quelques instants plus tard : “cela dit, vous m’êtes tout à fait agréable”.

    Ah, forcément, tout de suite, ça change. D’un seul coup, on passe de l’antre de la bête à un XIXème siècle maupassien, des quartiers populaires au cœur du XVIe arrondissement, subitement, la socialisation devient plus classe, tout de suite plus … glam’s.

    Pas de morale à cette histoire, ni de chute - vous ne vous attendiez quand même pas à un documentaire ?. On dira simplement que la surprise est vite passée, y’avait d’autres chats à fouetter |-), mais c’en est encore drôle a posteriori !

    To come or not to come ?

    mardi 29 juillet 2008, par Ydikoi

    J’ai depuis longtemps comme principe de ne rien dire de ma vie privée, intime, à ma famille tant que mes parents seraient en vie.
    Ils sont arrivés à une période de leur vie où ils ont le droit d’en profiter un minimum, après avoir passé 40 ans à élever des enfants et s’inquiéter pour eux, sans qu’on en rajoute.
    Je sais également que même si mes parents ne me rejetteraient pas, feraient attention à ne rien montrer face à moi, ce n’est pas pour autant qu’ils arriveraient à surpasser intimement leur dégoût, leur incompréhension et leurs principes ; un coming-out ne me permettrait pas pour autant de venir chez eux avec mon amant.
    Il y a quelques années maintenant que j’ai décidé de ne rien leur dire ; ne rien leur cacher non plus, s’ils venaient à poser des questions, mais ne pas aborder le sujet en premier, tout en étant confiant que cela risquait peu d’arriver vu l’absence de discussion de sujets intimes dans notre tradition familiale.

    Lorsque j’ai découvert que PapadYkoi commençait à lire mon ancien blog, je me suis évidemment demandé comment il fallait que je réagisse.

    Première option : je n’ai rien dit, c’est lui qui l’a trouvé tout seul comme un grand, il finira bien par comprendre qu’il s’agit de son fiston, et que son fiston est homo. Il finira bien par m’en parler. Ou pas.
    Après tout, tenir un blog, c’est s’exposer, prendre des risques, consciemment ou non je savais que ce genre d’imprévu allait finir par arriver, il faut donc que j’assume. Et puis, après tout, c’est l’occasion rêvée de provoquer la discussion.

    Mais quand j’ai ouvert mon blog, en 2005, qui faisait la suite de mon site perso (hmmm … 1998 ?), je savais que j’étais tranquille, ma famille est nulle en informatique, et la recherche sur internet … je n’en parle même pas. Quant à croiser la route d’un de mes lecteurs, et que le lien soit fait … le risque était somme toutes vraiment infime.
    Je n’ai pas ouvert de blog pour aller à la confrontation, ni pour que PapadYkoi et MamandYkoi apprennent à connaître un fils dont, au mieux ils ignorent beaucoup si ce n’est le principal, au pire qu’ils ne comprennent pas. J’avais des choses à dire, que je ne lis pas forcément ailleurs, le besoin de gueuler parfois, aussi, et un petit côté exhibitionniste qu’il fallait bien satisfaire, quand même |-)


    Quand j’ai vu l’historique de navigation de PapadYkoi, j’ai hésité un instant, le temps d’un coup de téléphone, pour prendre l’avis d’une personne proche. J’ai à peine été fébrile pendant ces quelques instants, du style "Ayé … le grand moment est arrivé". J’étais prêt, je savais quoi dire, comment le dire, le plus tranquillement et le plus naturellement du monde.
    Pour la première fois, ce n’était plus une possibilité intellectuelle, juste une réalité, à plus ou moins brève échéance.

    Et puis, parce que j’étais prêt, parce que je savais que moi je m’en sortirais bien, mais que PapadYkoi resterait avec les regrets de sa vie, son inquiétude, pour ses enfants, face à la vieillesse, la maladie et la mort ; parce que je savais que même s’il m’en parlait, il garderait ça pour lui, sans en parler à MamandYkoi ; j’ai décidé de fermer le blog, et de bouger mes fesses de là.

    Le jeu n’en valait pas la chandelle.