• Tous les poncifs

    19 mars

    Je m’étais expliqué avec eux après la manifestation de janvier. Je ne l’avais pas souhaité, sachant les convictions trop profondes pour évoluer. Mais eux avaient voulu me dire qu’ils y étaient allé.
    Hier soir nous étions seuls, elle a démarré la conversation par “Et alors Y, où en es-tu de ta petite rebellion”. Voilà qui annonçait bien le sujet.
    Evidemment j’ai demandé de quoi elle parlait, qu’elle mette les mots dessus. Puis nous avons parlé, pendant près de deux heures. Tous les poncifs y sont passés, dans le désordre. Et ne sont pas tous racontables, malgré tout.
    Pourquoi emmerder tout le monde pour une (...)

  • Il fallait s’y attendre

    17 mars

    J’ai eu beau expliquer, fin janvier, tout ce que pouvait représenter pour moi le fait que les Dikoi se joignent tous à la #manifpourcertainsseulement.
    Je n’ai pas parlé d’homophobie, j’ai simplement (c’était déjà suffisant) parlé de la douleur de les voir tous s’associer à ces messages de rejet, de discrimination, voire de haine, dont j’étais, par la force des choses, le premier destinataire, qu’ils le veuillent ou non.
    Ils ont eu beau écouter, stupéfaits d’une image qu’ils donnaient qui ne correspondait pas à celle rêvée ; ils ont beau m’aimer (je le sais), mais rien n’y fait : les Dikoi seront présents (...)

  • Lettre à mon frère

    30 novembre 2012

    J’ai appris incidemment ce soir que tu avais participé à la manifestation du 17 novembre dernier, et je veux te dire toute la peine que cela me fait.
    Je sais, dans ton esprit, il n’y avait rien de personnel : tu as manifesté contre le mariage des homosexuels et ses conséquences. Mais tu le sais, je suis homosexuel : je fais donc partie "des homosexuels". C’est de moi dont on parle, aussi.
    Tu as manifesté pour dire que la famille que je formerai, un jour, ne sera jamais une famille ; Tu as manifesté pour dire que par essence, mon couple ne pourrait pas être stable ; Tu as manifesté pour dire que (...)

  • Beaching à marée basse Un été plein de promesses

    4 septembre 2010

    Il a commencé dans le stress, le stress d’une rencontre, vingt ans après, une rencontre entre parents et fils, motivée par une phrase mystérieuse pour eux, un projet qui lui tenait à cœur, et un frère qui avait décidé de mettre son grain de sel.
    Un lundi de juillet, à la fin de ce mois caniculaire, calfeutrés dans le salon, autant pour se protéger du soleil que d’improbables oreilles indiscrètes, parents et enfant ont commencé la discussion, ouverte par les questions affirmées d’une mère encore tranquille. Et puis, il a fallu choisir, continuer dans un système improbable commencé vingt ans plus tôt, ou (...)

  • Il faut qu’on parle

    20 juillet 2010

    Le dernier week-end passé chez eux, j’espérais bien que nous parlerions un peu. Hélas, nous avons beaucoup discuté des soucis que leur causait Tudikoi, et Elledikoi, et aussi un peu de ceux de LuiDikoi. J’ai senti progressivement que je me lassais d’entendre toujours parler d’eux, j’aurais bien aimé que la conversation, au bout de ces trois heures, prenne un tour plus personnel. Mais elle s’est éteinte d’elle-même, je n’ai pas voulu apporter ma pierre à un édifice de tristesse qu’ils ont déjà bien bâti.
    Quelques jours après ce week-end, nous dinions de nouveau ensemble. Discussion banale comme souvent, (...)

1 / 5 »

Tags

Site réalisé avec SPIP | Se connecter | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © c.bavota, Juan Gordillo sous Licence GPL